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Quatre chenilles articulées pour une nacelle télescopique

Gilles Rambaud |  le 16/12/2011  |  BâtimentTravailMatériel de chantierInternationalFrance entière

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Les chenilles ont l’avantage de moins s’enfoncer dans la boue que les roues et de préserver les terrains fragiles, comme les pelouses. L’idée est rapidement venue d’équiper ainsi des nacelles élévatrices, ce que fit il y a plus de dix ans le japonais Aichi qui en développa une gamme vendue en France sous les couleurs de Manitou. Mais elles avaient un défaut… Quand une machine sur chenilles rencontre un obstacle, un bastaing traînant sur le chantier par exemple, elle monte dessus jusqu’au point d’équilibre puis bascule vers l’avant et redescend. Ce basculement brutal du châssis se répercute le long du mât, s’amplifie et provoque un violent effet de catapulte dans le panier, éjectant son occupant. Les nacelles sur chenilles furent donc bannies par les utilisateurs français. Ce ne sera peut-être plus le cas. L’américain Genie a trouvé une solution en dessinant un châssis non pas équipé de deux longs trains de chenilles rigides mais de quatre petites chenilles indépendantes et articulées. Chacune peut pivoter de 23° vers le haut ou vers le bas pour s’adapter aux contours du terrain. Mieux : la paire avant et la paire arrière sont montées sur deux essieux oscillants actifs qui corrigent les devers. Les obstacles sont ainsi « absorbés » sans à-coup.

Faible pression et bonne motricité

Cette S-65 trax garde cependant les avantages inhérents à ce mode de traction : faible pression au sol (0,68 kg/cm²) et bonne motricité. L’une des premières utilisations de cette nacelle de 22 m a eu lieu en Allemagne, pour les opérations d’entretien des réservoirs d’une raffinerie. Les cuves y étaient placées dans des cuvettes de rétention recouvertes de pelouse, parfois détrempée par la pluie, présentant une forte inclinaison et quelques aspérités. La hauteur de travail était d’une vingtaine de mètres. Pour Ingo Horstmann, de la société de location Ulferts und Wittrock, ce nouveau type de châssis a apporté la solution. « Une nacelle traditionnelle n’aurait eu aucune chance de se déplacer. C’est pour cela que nous avons ajouté à notre parc de location la Genie S-65 Trax car, comme ailleurs en Europe du Nord, le temps pluvieux et la boue sont courants en Allemagne. Nous avons été aussi les premiers à commander dès leur lancement en septembre, deux S-45 Trax, les toutes dernières Genie sur chenilles, atteignant 16 m. »

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PHOTO - 603787.HR.jpg - © Genie

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