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Quand une grue et un chariot rotatif travaillent de concert

Gilles Rambaud |  le 22/06/2012  |  BâtimentCultureMatériel de chantierIlle-et-VilaineProfession

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Ces deux matériels sont sensés se substituer l’un à l’autre. Pas chez SBK, qui s’en explique.

Pour la construction pavillonnaire, c’est l’un ou l’autre. Soit l’entrepreneur installe une grue, soit il délivre ses matériaux avec un chariot télescopique. A Saint-Méloir-des-Ondes (Ille-et-Vilaine), l’entreprise SBK mobilise pourtant les deux machines pour la construction de sept logements R 2 : une grue à montage automatique Terex CBR 40H et un chariot à tourelle rotative Manitou MRT 2150. Cette cohabitation a une raison : la mise en place de prédalles de 2 t. « La grue balaie tout le chantier avec ses 40 m de longueur de flèche mais elle ne porte 2 t qu’à 28 m. C’est trop court pour deux des bâtiments. Elle va donc les déposer à la limite de ses capacités où elles seront reprises par le rotatif », explique Christophe Aillet, chef d’équipe chez SBK. Cette technique implique une rupture de charge, ce qui n’est pas recommandé. Mais elle est rentable, comme l’a calculé Lionel Marivint, le dirigeant de SBK. « La pose des prédalles n’est qu’une étape du chantier. Le reste du temps la CBR 40H suffit. En théorie j’aurais dû louer une grue plus puissante, donc plus coûteuse, qui aurait été la plupart du temps surdimensionnée. Mobiliser deux engins à un moment donné me coûte moins cher. » D’autant que SBK possède ces deux matériels en propre.

Pas de va-et-vient

Le chariot à tourelle rotative n’est pas le seul du parc : SBK en a trois, tous Manitou, un de 25 m qui sert surtout aux travaux de charpente, deux plus petits pour la maçonnerie. Là encore l’entrepreneur breton se distingue car les entreprises de gros œuvre préfèrent le chariot télescopique classique au modèle à tourelle rotative qui coûte plus cher à l’achat (environ 80 000 euros pour un 18 m classique contre 130 000 euros pour un rotatif) comme à la location (environ 150 euros par jour pour un chariot de 17 m contre 350 euros pour un rotatif). Mais Lionel Marivint fait d’autres calculs : « Un chariot à tourelle rotative se conduit avec une télécommande. Un seul homme assure l’élingage, le levage et la réception. Avec un chariot classique il faut deux hommes ». Autre avantage : un chariot rotatif reste campé sur ses stabilisateurs. Pas de va-et-vient, donc pas d’ornières et pas d’engin en déplacement. C’est un gain de sécurité.

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PHOTO - 646911.BR.jpg - © gilles rambaud

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