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Quand l'automatisme adapte la lumière aux besoins
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Quand l'automatisme adapte la lumière aux besoins

François Ploye |  le 15/07/2013  |  EnergieTechniqueEclairage urbainEuropeFrance entière

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La variation de l'intensité de l'éclairage public peut être contrôlée en fonction de la luminosité ambiante ou du trafic, entraînant de substantielles économies d'énergie.

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Le Moniteur.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés des Cahiers Techniques du Bâtiment. Il est extrait du supplément Solutions Techniques de la Ville du n° des CTB de juin 2013. Profitez de tous les articles réservés, en cliquant ici.

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L'éclairage public traditionnel représente environ 40% de la facture d'électricité des municipalités. Certaines communes ont pris la décision brutale de couper l'éclairage, par exemple sur la tranche horaire de minuit à cinq heures du matin. Plus malin, au lieu de programmer une année à l'avance l'allumage des lampadaires publics, il est possible de faire varier leur intensité en fonction de l'horaire mais aussi de certaines situations, telles que le climat qui influe sur la luminosité ambiante ou le trafic. « À notre niveau, confie Serge Villa, ingénieur technico-commercial chez Augier, l'éclairage intelligent signifie, par exemple, la diminution des flux lumineux à certaines périodes de la nuit ou de l'année, de manière automatique ou sur demande du réseau, ou par exemple pour répondre à une alerte EcoWatt (demande de délestage) en cours ou dans le cadre du plan climat-énergie. »

 

Une offre qui s'industrialise

Oslo a été pionnière en Europe, en remplaçant les lampes de 55 000 lampadaires par des lampes sodium à haute performance, et les ballasts magnétiques par des ballasts électroniques. La communication avec le serveur central se fait via l'alimentation électrique existante. Deux grands principes ont été appliqués, une diminution progressive de l'intensité au milieu de la nuit avec une remontée le matin, et une amélioration de l’éclairage dans les périodes de pointe de trafic. L'économie constatée est supérieure à 60%. « Il est possible de réaliser jusqu'à 70% d'économie, en combinant la modulation avec les LEDs, assure François Seguineau, vice-président Europe de Toshiba. Le « smart lighting » permet d'intervenir pendant les pics de consommations, en baissant un peu l'intensité. C'est aussi une meilleure réactivité face à un dysfonctionnement. » La mutation vers de nouveaux modes d'éclairage est encouragée par la circulaire européenne 2005-32-EC qui demande en France de remplacer d'ici à 2015 trois millions de lampadaires à vapeur de mercure.

Les initiatives se multiplient, de toutes tailles. Le plus grand projet est à Clermont-Ferrand (63). Le remplacement des 16 000 points lumineux par des lampadaires économiques a été confié à Cégélec-Spie, un déploiement qui s'est effectué sur 18 mois. L'intelligence du système vient du logiciel de télégestion Tegis fourni par Sogexi. L'intensité lumineuse est ajustée en finesse en fonction du trafic ou du confort des riverains, ce qui a permis d'économiser près de 40% de l'électricité. Le mouvement va s'accélérer. Philips et le spécialiste des réseaux Cisco ont annoncé qu’ils travaillaient de concert pour proposer une offre d’éclairage urbain intelligent aux collectivités locales. Toshiba s'est associé avec le suisse Landis+Gyr (qui fabrique le relais implanté dans le lampadaire), pour proposer avant fin 2013, une solution d'éclairage intelligent pour les collectivités. « La communication du lampadaire avec l'ordinateur central passe actuellement par le réseau électrique. À terme elle se fera sans fil, avec le protocole DALI et sera bidirectionnelle », précise Marc Chebbo, responsable développement, Landis+Gyr..

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