Qualipaysage reprend ses fondations et construit son label
La qualification des entreprises du paysage franchit un cap de modernité - © Qualipaysage

Qualipaysage reprend ses fondations et construit son label

Laurent Miguet |  le 17/10/2019  |  Entreprises du paysagequalificationGrand Paris - Ile-de-France

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Paysage
Entreprises du paysage
qualification
Grand Paris - Ile-de-France
Valider

Qualipaysage modernise ses référentiels et pose les jalons d’un label. L’association paritaire placée sous la tutelle du ministère de l’Agriculture a examiné ces deux chantiers au cours de son séminaire du 16 octobre.

Avant la fin 2020, les qualifications Qualipaysage se répartiront en deux niveaux, au lieu de trois jusqu’ici. Le 16 octobre, Thierry Muller, vice-président et président de la commission technique de l’association paritaire, a présenté à ses membres le « document martyr » soumis au débat jusqu’au conseil d’administration du 18 décembre : il y synthétise 12 réunions régionales dédiées à ce sujet depuis un an.

Confirmés et spécialistes

L’invitation à la torture s’est déroulée dans les limites fixées le 20 juin dernier par l’association de maîtres d’œuvres, de maîtres d’ouvrages, d’institutionnels et d’entrepreneurs du paysage: « confirmés » aux entreprises qui respectent tous les critères techniques d’un métier sans le pratiquer de façon continue, ou « spécialisés » lorsqu’il s’agit d’une activité unique ou d’un service dédié, les deux niveaux de qualification obéissent à des critères objectifs. « On évite ainsi l’effet de discrimination associé au premier des trois niveaux de l’ancienne classification », commente Thierry Muller.
Reste à trouver les mots justes, métier par métier : « Nous avons encore peu travaillé les qualifications forestières, ni celle qui concernent l’hydro-ensemencement », détaille le président de la commission technique.

Des moyens aux objectifs

Plus de quatre décennies après la naissance de Qualipaysage, les nouvelles dénominations reflètent la mutation et l’enrichissement des fonctions et des techniques du paysage : « Création de jardins et d’espaces verts » devient « Aménagement paysager » ; les aires de jeu rentrent dans le référentiel, dans la famille des terrains de sport qui distingue désormais le naturel du synthétique.
Au-delà des mots, la rédaction du document martyr a redonné du sens à la qualification : « Nous étions trop quanti, nous devenons quali », résume Thierry Muller. « On passe de l’obligation de moyens à l’obligation de résultats », se réjouit le président Marc Loiseleur. La disparition du langage codé (une lettre et un numéro par qualification) donne à tout un chacun l’accès à ces qualifications 2.0.

La pyramide de l’ensemblier

La reprise de ses fondations donne des ailes à Qualipaysage pour passer à l’étape suivante, rappelée le 16 octobre par Marc Loiseleur : « Aller vers la labellisation, pour donner à nos entreprises l’opportunité d’accéder à des marchés publics globaux de performance et d’évoluer vers un rôle d’ensemblier, défini dans une pyramide de compétences avec ses invariants ». La règlementation invite au passage de ce cap : l’ordonnance du 23 juillet 2015 et ses décrets d’application ouvrent la voie à la labellisation des process de construction et d’entretien.


« Pas d’usine à gaz », promet Thierry Muller : accessible par métier aux « confirmés » comme aux « spécialistes » et pour un prix situé dans une fourchette de 1000 à 1500 euros, la labellisation résultera d’un audit externe qui passera par des visites de chantiers.
Dans les marchés publics, le titulaire du label pourra l’intégrer dans son offre, alors que le critère de la qualification ne joue qu’au stade du dépôt de candidature.

Six ans de mutation

Comment décliner le temps de l’audit selon la taille de l’entreprise ? Faudra-t-il organiser des préaudits, selon le modèle d’Ecocert ? Quel rythme de renouvellement ? Dans quel calendrier se déploiera le label ? Le séminaire du 16 octobre a déblayé un terrain que fertilisera le successeur de Marc Loiseleur, dont le double mandat s’achève le 18 décembre.
Conforté par le resserrement des liens entre l’organisme de qualification et sa tutelle située au ministère de l’Agriculture, le président n’a pas manqué l’occasion de rappeler le fil conducteur déroulé au cours de trois séminaires précédents, en 2013, 2014 et 2017 : Qualifipaysage y avait posé les jalons de l’amélioration de la lisibilité des qualifications, de la formation des oeuvrants et de la labellisation. La digitalisation des qualifications et l’ouverture d’une troisième session annuelle ont complété six ans de profonde mutation dont le but ultime cimente Qualipaysage : mériter la satisfaction des usagers.

Commentaires

Qualipaysage reprend ses fondations et construit son label

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Date de parution : 06/2018

Voir

AMC n°261 - Spécial Intérieurs 2017

AMC n°261 - Spécial Intérieurs 2017

Date de parution : 07/2017

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur