Logement

PTZ+ 2011 : un emprunteur sur deux a acheté un logement performant énergétiquement

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Efficacité énergétique - Financement du logement - Réglementation thermique et énergétique

242 698 PTZ+ ont été délivrés sur les trois premiers trimestres 2011. L’analyse de ces prêts permet de tirer des enseignements sur la performance énergétique des logements achetés. En métropole, près de la moitié des emprunteurs a acheté un logement performant énergétiquement.

Neuf fois après son entrée en vigueur, le PTZ+ comptait 242 698 contrats signés  sur les trois premiers trimestres 2011 (1), dont 240 389 en métropole et 2 309 dans les DOM. L’annonce du recentrage du PTZ+ au 1er janvier 2012 (2) devrait provoquer une hausse importante au 4ème trimestre 2011 pour arriver à 380 000 sur l’année (contre 200 000 chaque année avec  l’ancien PTZ). En novembre dernier, Benoist Apparu, Secrétaire au Logement, s’était d’ailleurs rendu à la mairie du Port Marly pour signer le 300 000ème PTZ+.

Les dernières données chiffrées examinées par la Société de Gestion du Fonds de Garantie de l’Accession Sociale à la propriété (SGFGAS), relais de l’Etat pour le contrôle et la gestion des prêts aidés, permettent de tirer des enseignements sur la performance énergétique des logements achetés.
En métropole, près de la moitié des emprunteurs a acheté un logement performant énergétiquement. Les opérations dans l’ancien y sont majoritaires : 59% des logements anciens ont un DPE entre A et D ; alors que les opérations BBC représentent 22% de l’ensemble des opérations neuves.


 

Neuf : le BBC se développe plus vite en collectif

Dans le neuf, le montant moyen des opérations est 6% plus élevé que dans l’ancien (respectivement environ 188 700 € contre 177 600 €). Il en est de même pour le montant moyen du PTZ+ qui s’élève à 31 200 € contre 20 100 € pour l’ancien. A l’inverse, le coût moyen par m2 est inférieur : 2 100 € contre 2 300 € pour l’existant.

Les opérations BBC représentent 22% de l’ensemble des opérations neuves. Leur montant moyen est d’environ 225 800 €, soit 50 000 € de plus que celui des opérations neuves non BBC (178 500€). L’écart de coût au m2 varie entre 9 et 17% selon la zone, le type et la taille du logement.

La proportion de logements avec le label BBC parmi les PTZ+ accordés n’a fait que progresser au cours de l’année, et ce quels que soient la zone et le type de logement : 16% au 1er trimestre, 22 % au second et 1 logement sur 4 au troisième trimestre.

S’agissant de la répartition en quatre zones géographiques (voir carte ci-dessous), le label BBC est davantage présent  dans la zone A  (zone fortement tendue) : 7 logements sur 10 au 3ème trimestre, puis en zone B1 (zone tendue) : 1 logement sur 2, en zone B2 (zone moyennement tendue) : moins d’1 sur 4 et en zone C (faiblement tendue) : 1 sur 10.

D’une manière générale, les logements BBC restent plus nombreux dans le collectif  (64% au 3ème trimestre) que dans l’individuel (15%). Les promoteurs ont, en effet, anticipé les normes 2013, notamment en zone A, alors que dans l’individuel, le surcoût important en % au m2 du BBC freine la décision des acquéreurs.

 

L’ancien : l’exception de la zone A

Les logements anciens sans travaux représentent 63% des opérations PTZ en 2011.
Quant aux logements énergivores (non BBC ou DPE de classe E à G), ils sont minoritaires dans les opérations en zones A et B1 (respectivement 39 et 34%) et sont majoritaires en zone C (67% contre 51% pour l’ensemble).

Au regard des prix au m2 par zone et taille de logement, certaines tendances sur les préférences des acheteurs, dans le collectif et dans l’individuel, peuvent être mises en avant. La première d’entre elles est que plus la performance est importante, plus le prix au m2 est élevé  (attrait pour une performance énergétique mais aussi pour un confort demandé). Par exemple, en zone C, un logement collectif ancien de classe A/D est 33% plus cher au m2 qu’un logement très peu performant en classe G et 11% plus cher qu’un logement moyen. L’écart approche les 45% et 20% pour les logements individuels.

Cependant cette tendance générale cache une exception ; celle du coût moyen d’acquisition par DPE et nombre de pièces dans le collectif en zone A. En effet, dans les appartements anciens, plus le DPE est mauvais, plus le coût moyen au m2 avant travaux est élevé, toutes tailles confondues, en particulier pour les logements d’1 ou 3 pièces où les coûts moyens au m2 des appartements de classe G sont supérieurs de 25% à ceux des classes A à D.
La tension du marché immobilier et la relativisation des indicateurs de performance énergétique pour les acheteurs peuvent expliquer ce phénomène atypique. Cependant, si on enlève de cette zone Paris et  les communes de la petite couronne parisienne, l’écart du coût moyen au m2 entre les DPE  A à D et G tombe à 11%.

 

 

 

(1) Le 4ème trimestre n’est pas pris en compte, les données étant encore partielles

(2) La loi de finances pour  2012 a  procédé à un recentrage du PTZ +, en vue de réduire son coût pour les finances publiques : à partir du 1er janvier 2012, il est limité aux seules opérations dans le neuf (et aux cessions de  logements HLM) et est de nouveau sous plafond de ressources.

 

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