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Projet Clerval : les viaducs autoroutiers construits dans les années 1950 et 1960 scrutés à la loupe
VIPP - © © Cerema/Ifsttar

Projet Clerval : les viaducs autoroutiers construits dans les années 1950 et 1960 scrutés à la loupe

Anthony Laurent |  le 31/10/2014  |  Ouvrage d'artSaône-et-LoireBâtimentTransports mécaniques

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L’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA), le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) et l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) ont lancé le projet Clerval destiné à étudier les défaillances des viaducs à travées indépendantes et à poutres précontraintes (VIPP).

Jeudi 30 octobre, se tenait à Autun (Saône-et-Loire), à l’initiative du laboratoire local du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), une expérimentation portant sur la rupture d’une poutre de béton issue d’un viaduc à travées indépendantes et à poutres précontraintes (VIPP) construit entre 1952 et 1954. Cette expérimentation était destinée à étudier les défaillances de ce type d'ouvrage, majoritairement utilisé dans les années 1950 et 1960 sur le réseau autoroutier français. Réalisée dans le cadre du projet de recherche Clerval, elle doit également permettre d’élaborer des solutions de surveillance et d’évaluation afin d’anticiper les éventuels besoins en réparation.

Très répandus dans le patrimoine français, les VIPP connaissent de nombreuses pathologies dues à des problèmes de conception (déficit d’armatures métalliques en raison du manque de connaissances de certains phénomènes mécaniques) ; à des problèmes de réalisation (absence ou mauvaise étanchéité de la structure, défauts d’injection des gaines de précontrainte) ; mais aussi à des problèmes de choix de matériaux (aciers sensibles à la corrosion fissurante sous tension). En outre, l’évolution croissante du trafic confronte ces ouvrages à une problématique supplémentaire non prise en compte à l’époque de leur réalisation. Par conséquent, des solutions de renforcement doivent être mises en place.

Les matériaux composites collés, la solution ?

Selon ses instigateurs, le projet Clerval doit apporter des solutions aux deux problématiques rencontrées couramment par les gestionnaires du patrimoine autoroutier : pouvoir disposer de méthodes non destructives et de protocoles d’inspection précis des VIPP ; et pouvoir mettre en œuvre des méthodes de réparation et de renforcement adaptées. « Dans ce domaine, des procédés ont démontré leur efficacité, comme l’utilisation de matériaux composites collés. Toutefois, des interrogations subsistent, concernant notamment le renforcement d’une structure précontrainte endommagée », expliquent les chercheurs. Le projet Clerval a précisément pour but de démontrer la pertinence de cette nouvelle génération de matériaux dans le cadre de la réparation de ces ouvrages semi-séculaires.

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