Réalisations

Prix Afex projet (11/11) : le musée Macro, Rome, Italie, Decq et Cornette (ODBC)

Mots clés : Architecte - Manifestations culturelles - Musées - galerie - Ouvrage d'art

Dernière étape de cette présentation : Rome, la Ville Eternelle. Après le pont Hassan II, établi entre les rives de Rabat et de Salé, le musée Macro d’ODBC (Odile Decq Benoît Cornette) matérialise comme une passerelle symbolique entre l’art contemporain et l’histoire de la ville.

Le musée d’art contemporain de Rome (Macro) est implanté sur le site des anciennes brasseries Peroni établies à la fin du XIXe siècle au nord-est du centre-ville. Un tissu urbain dense caractérise ce quartier très habité. Le musée existant occupe les anciennes écuries de la brasserie donnant sur la rue Reggio Emilia. La cour a été, il y a une quinzaine d’années, recouverte d’une verrière et les deux ailes du bâtiment reliées par des galeries aériennes et par le sous-sol.

Le fonds, régulièrement enrichi, se trouvant à l’étroit, la municipalité a décidé, à la fin des années 1990, d’agrandir le musée tout en conservant les anciennes glacières de la brasserie qui referment l’îlot sur les rues adjacentes, opportunité de créer une extension dans l’axe de la cour. Un concours d’architecture – ouvert et international en deux phases – a été remporté en 2011 par l’agence parisienne Odile Decq Benoît Cornette (ODBC).

L’extension qui occupe entièrement l’îlot est conçue comme un lieu accessible et accueillant, ouvert sur le quartier dans le prolongement de la rue. Le dénivelé de 4 mètres existant sur l’îlot entre les rues Reggio Emilia et Nizza est utilisé pour établir un bâtiment de plain-pied à ces deux niveaux de référence, avec une entrée sur chaque rue.

Une respiration au sein du quartier

Deux rampes inversées donnent accès au musée à partir de la cour couverte du musée existant. L’une descend vers le hall central établi au niveau bas de la rue Nizza, l’autre monte en pente douce vers la terrasse du bâtiment aménagée dans l’esprit d’une place publique qui donne une respiration au sein du tissu urbain dense de ce quartier de Rome, dépourvu de places et d’espaces verts.

Inscrit dans son environnement bâti, le musée avance une proue vitrée sur la rue, en alignement mais suspendue au-dessus de la seconde entrée, celle qui mène directement dans le nouveau bâtiment à l’angle des rues Nizza et Cagliari. De la rue, un passage planté d’ailanthes conduit au cœur du bâtiment.

Le hall se découvre progressivement en contournant le monolithe rouge de l’auditorium (200 places) qui se détache du sol de basalte noir, référence au pavé romain. Les parois latérales également peintes en noir absorbent la lumière dispensée par la verrière zénithale et abritent l’auvent de la billetterie-vestiaire et les différents accès aux salles et services du musée. A la fois hall de distribution et foyer central, ce haut volume est parcouru de passerelles suspendues en métal argenté qui organisent le circuit de visite.

Une multitude de points de vue pour les œuvres

Les nouvelles façades qui façonnent l’espace de pans coupés et de plans obliques dynamisent les structures existantes. Les salles et services disposés en périphérie contribuent à l’animation générale. La grande galerie (1200 m²) se déploie en angle sous une structure d’acier noir étagée de 8 à 12 mètres dont la forme combine diverses sources lumineuses, verrière zénithale et impostes vitrées.

Une passerelle ascendante vers la terrasse la survole, permettant une vue d’ensemble sur les œuvres installées. En opposition au dynamisme des espaces alentour, les espaces d’exposition sont plus neutres. Ils se développent de manière irrégulière simple, offrant aux artistes une multitude de points de vue pour exposer leurs œuvres : au mur, suspendu, flottant, couché…

La terrasse, référence explicite aux places romaines, est respectueuse du voisinage, et les pignons aveugles des immeubles mitoyens peuvent être investis la nuit pour servir de supports à diverses projections ou animations. Dallée de basalte, la surface du toit-terrasse est un paysage généré par les volumes chaînés en dessous, projection du parcours artistique qu’elle recouvre. Au centre, le plan incliné de la verrière balayé d’un courant d’eau rafraîchissant, est une citation de la fontaine des places romaines. Sur le pourtour s’élève un chemin de ronde agrémenté de graminées. En bordure de cette place est installé un café, protégé du soleil par des parasols noirs.


Musée d’art contemporain de Rome (Macro) par lemoniteurfr

 

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