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Première réunion exploratoire sur l'"après-Kyoto"

Defawe Philippe |  le 17/05/2005  |  EuropeDéveloppement durableDirective européenneInternationalSanté

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Cent cinquante pays se sont retrouvés lundi à Bonn, en Allemagne, pour faire le point sur la lutte internationale contre le changement climatique et envisager de nouvelles mesures à l'échéance en 2012 du protocole de Kyoto.

La réunion de deux jours, à laquelle participent plusieurs centaines de hauts fonctionnaires, est qualifiée de "séminaire" pour en souligner le caractère informel. Elle doit préparer le terrain pour les négociations de l'"après-2012", qui s'ouvriront officiellement en décembre prochain à Montréal.
Au nom du pays hôte, le ministre allemand de l'Environnement, Jürgen Trittin (Verts), a estimé que le changement climatique était "déjà une dure réalité qui faisait déjà des victimes".
Pour les Européens, a-t-il rappelé, Kyoto n'est qu'"un premier pas qui devra être suivi de beaucoup d'autres" pour limiter le réchauffement planétaire à moins de deux degrés d'ici à 2100, faute de quoi "des dégâts désastreux et irréversibles" se produiraient.

Le protocole, entré en vigueur le 16 février dernier, impose une réduction moyenne de 5,2% des gaz à effet de serre en 2008-2012 par rapport au niveau de 1990 aux seuls pays développés. Pays émergents et pays pauvres doivent seulement établir des inventaires d'émissions.
Même avec les Etats-Unis, qui l'ont rejeté en 2001, le protocole n'aurait ralenti le réchauffement planétaire que de 0,2 degré en 2100, d'après le scientifique français Jean Jouzel.
"Si on veut rester en dessous de 2 degrés en 2100, nous devons diviser par 2 les émissions mondiales d'ici 2050" et les réductions doivent donc se poursuivre après 2012, a martelé M. Trittin.
Il a lancé un appel indirect aux pays émergents sans la participation desquels la réduction nécessaire ne pourra être atteinte.
"La protection du climat, a-t-il dit, n'est pas seulement un défi mais une opportunité pour les technologies modernes" qui nécessitent "des milliards de dollars" d'investissements. "Tous les pays, particulièrement les pays en développement, vont bénéficier de cette manne".

Le ministre argentin de l'Environnement, Gines Gonzalez Garcia, qui préside les négociations climatiques en 2005, a jugé "indispensable" que les pays riches débloquent les fonds promis pour aider le Sud à s'adapter aux conséquences du changement climatique. Ce qui "facilitera, a-t-il relevé, une participation des pays en développement" aux futures négociations.
Devant la presse, il a observé que les Etats-Unis et l'Australie devraient être impliqués dans un nouvel accord post-2012 pour en assurer l'efficacité. Canberra a également refusé de ratifier Kyoto.

La première journée n'a pas apporté d'élément nouveau aux positions déjà connues.
Les Etats-Unis ont confirmé qu'ils misaient essentiellement sur les percées technologiques pour régler l'effet de serre, en rappelant qu'ils consacraient 5,2 milliards de dollars, rien qu'en 2005, aux recherches en matière d'"énergies propres".
L'Inde a montré indirectement qu'elle refusait tout engagement de maîtrise de ses gaz à effet de serre, synonyme à ses yeux d'entrave à son développement. Elle s'est livrée à une attaque en règle contre les pays riches qui "continuent d'augmenter leurs émissions" au lieu de les réduire et "violent" également leurs engagements en matière d'aide financière et de transfert de technologies "propres" au Sud.
Plus modérée, la Chine n'a dit ni oui ni non à des engagements post-2012. Elle a rappelé ses énormes besoins en énergie et souligné qu'un transfert de technologies du Nord faciliterait son recours aux énergies moins polluantes.

Odile MEUVRET (AFP)

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