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Premier contrat de maîtrise d’œuvre pour le stockage profond de déchets radioactifs de l’Andra
Galeries du laboratoire souterrain Andra de Bure - © © Andra

Premier contrat de maîtrise d’œuvre pour le stockage profond de déchets radioactifs de l’Andra

Olivier Baumann |  le 05/01/2012  |  DéchetsMaîtrise d'œuvreHaute-MarneMeuseFrance entière

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Les deux ingénieristes Technip et Ingérop viennent d’obtenir le contrat de maîtrise d’œuvre système pour la conception du centre de stockage géologique des déchets les plus radioactifs de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactif). Cette signature marque le démarrage opérationnel d’un projet que l’Andra espère exploiter à partir de 2025.

En 2006, après 15 ans d’études et de recherches, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) rendait un rapport de plus de 10 000 pages au ministre de la Recherche. A l’intérieur de cette somme, rien de moins que la « preuve » de la faisabilité d’un stockage géologique profond et réversible des déchets les plus radioactifs, capable selon l’équipe pilote du projet, de confiner les radiations dans des couches argileuses sur le très long terme (des centaines de milliers, voire des millions d’années, lire le Moniteur du 26 septembre 2008 p.64).

Après cette première étape, accomplie grâce à la création du laboratoire de recherche souterrain de Bure (Meuse) achevé en 2007, le projet de stockage de ces déchets, nommé Cigéo (Centre industriel de stockage géologique), entre dans une phase opérationnelle.

L’Andra a ainsi signé le 4 janvier dernier un contrat de maîtrise d’oeuvre système avec le groupement Gaiya, constitué des deux sociétés d’ingénierie Technip et Ingérop. Le groupement accompagnera l’Andra pendant 6 ans. Il apportera son savoir-faire et son retour d’expérience dans l’étude, le pilotage et la réalisation de grands projets industriels, en particulier dans les domaines du nucléaire et des travaux souterrains. Il sera chargé de la conception industrielle de Cigéo : son architecture d’ensemble, ses principes de fonctionnement dans toutes les phases de sa vie (aspects opérationnels, génie civil, équipements, organisation du chantier et exploitation jusqu’à la fermeture des ouvrages souterrains), l’estimation des délais de construction et de son coût global et, enfin, des données techniques qui seront nécessaires à l’élaboration du dossier de demande de création du stockage. Cette demande de création devrait intervenir en 2015, après la tenue d’un débat public qui doit être lancé en 2013.

2013 sera aussi l’année du lancement par l’Andra d’appels d’offres pour sélectionner les maîtres d’oeuvres « sous-systèmes » qui, sous la coordination du maître d’oeuvre système, réaliseront les études d’avant-projet (APS et APD) et interviendront dans les domaines suivants : installations de surface conventionnelles, installations de surface nucléaires, process nucléaires (manutentions des colis de déchets) et installations souterraines.

Cigéo devrait être mis en service à l’horizon 2025 : il stockera alors en Meuse/Haute-Marne à 500 mètres de profondeur les déchets français les plus radioactifs en provenance des centrales nucléaires et des centres de retraitement de leurs combustibles usés.

Calendrier du projet Cigéo

- 1991 : démarrage des recherches sur le projet avec la première loi sur les déchets radioactifs ;

- 2005/2006 : débat public sur la politique nationale de la France en matière de gestion des matières et déchets radioactifs ;

- 2006 : après 15 années de recherches sur différentes solutions possibles, le stockage dans l’argile est retenu, par la loi, comme la solution de référence pour la protection à très long terme de l’homme et de l’environnement ;

- 2009 : après deux années de dialogue, l’Andra propose une zone d’implantation pour les installations souterraines du stockage, à proximité de son laboratoire de recherche souterrain en Meuse. L’État valide en 2010 la poursuite des recherches sur cette zone géologique très favorable ;

- 2012 : lancement de la phase industrielle du projet ;

- 2013 : débat public sur le projet ;

- 2015 : début de l’instruction de la demande d’autorisation du centre de stockage.

- Horizon 2016 : loi pour définir les conditions de réversibilité du stockage.

- 2025 : sous réserve de son autorisation, mise en service de Cigéo.

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