Immobilier

Préconisations en série pour relever le bâtiment

Mots clés : Gouvernement

En attendant de connaître les mesures du nouveau plan de relance annoncé par le gouvernement à la fin du mois d’août, les experts du secteur du bâtiment multiplient les préconisations à destination de l’éxécutif.

Le gouvernement n’est pas encore reformé, que les spécialistes du bâtiment le pressent d’agir. Car selon la Fédération Française du Bâtiment (FFB), il y a urgence : 290.000 logements seront lancés en 2014. Loin, très loin des 500.000 mises en chantier souhaitées par le gouvernement. Alors chacun propose sa solution.

Jacques Chanut, président de la FFB  a été le premier à dégainer au micro de la radio BFM Business. « Il manque une carotte fiscale […] pour redonner confiance [au] marché », estime-t-il.  Le dirigeant de l’organisation professionnelle du bâtiment préconise également d’autoriser la location à un ascendant ou un descendant dans le cadre du dispositif Duflot. Un avis partagé par Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice (PS) de Paris. Selon les rumeurs, le gouvernement devrait aller dans ce sens.

Jean-Louis Dumont, président de l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) souhaite « figer la TVA sur les logements neufs pour les cinq à dix ans à venir et agir sur les programmes gelés : 20% des projets des HLM sont actuellement bloqués par les maires », selon le journal Les Echos.

 

 

Simplifier les règles d’urbanisme et les normes

 

 

De son côté, Benoist Apparu, ancien ministre (UMP) du Logement, mise sur le foncier. Le 24 août dernier, il indiquait au JDD vouloir créer « un choc d’offre en réduisant pendant cinq ans les plus-values de cession sur le foncier. » Pour rappel, l’exonération fiscale de la plus-value s’applique aujourd’hui après 30 ans de détention.

Pour Michel Piron, député (UDI) de Maine-et-Loire, « la priorité doit aller à la simplification de l’urbanisme, des normes de construction et du droit du travail », selon Les Echos du 21 août dernier. Son vœu devrait être exaucé à l’automne, grâce à la mise en œuvre de 50 mesures de simplifications promises par le gouvernement sortant.

Dernière sortie en date, celle de Jean-François Buet, président de la FNAIM, qui regrette dans une tribune qu’ « au moment même où tous les professionnels de l’immobilier attendaient de connaitre le détail » des nouvelles mesures de relance pour le logement annoncé par le gouvernement pour l’automne, « une crise gouvernementale vient, une nouvelle fois, repousser des décisions qui sont pourtant d’une extrême urgence. » Le président de la puissante fédération s’impatiente et rappelle ses solutions, comme « l’extension du prêt à taux zéro à l’ancien […], un système d’imposition des plus-values immobilières plus simple à calculer et moins confiscatoire […], un changement complet d’orientation de la fiscalité sur les terrains à bâtir […], une diminution des frais de mutation qui sont, en France, parmi les plus élevés d’Europe », etc.

 

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