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« Pour passer de 1,2 Md à 2,5 Mds €, environ 900 M€ proviendront de la croissance externe », Laurent Germain, DG d'Egis
Laurent Germain, directeur général d'Egis. - © JULIEN FALSIMAGNE / LE MONITEUR
Interview

« Pour passer de 1,2 Md à 2,5 Mds €, environ 900 M€ proviendront de la croissance externe », Laurent Germain, DG d'Egis

Propos recueillis par Jérémy Bellanger et Fabien Renou |  le 14/01/2022  |  France MondeEgisNucléaireEnergies renouvelables

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Laurent Germain, directeur général d’Egis, revient sur la récente recomposition du capital de son entreprise. Une opération qui doit permettre au groupe d'ingénierie de rentrer dans une nouvelle dimension.

 

Vous souhaitez doubler le chiffre d’affaire d’Egis d’ici 2025. Comment votre nouvel actionnaire majoritaire, Tikehau Capital, vous accompagnera-t-il dans la poursuite de cet objectif ?

Nous avions besoin d’un acteur capable de soutenir et d’accompagner les ambitions de croissance du groupe. En effet, pour passer d’un chiffre d’affaires de 1,2 Md à 2,5 Mds € en 4 ans, environ 900 M€ proviendront de la croissance externe. Une partie des acquisitions sera financée directement par le groupe. Mais les plus importantes, qui se chiffrent en centaines de millions d’euros, supposent une augmentation de capital. D’où l’arrivée de Tikehau Capital dont le métier consiste à accompagner les entreprises dans leur croissance. Ce fonds, entré au capital d’Egis à hauteur de 40 %, bénéficie d’un track record [capacité d’adaptation et de résilience, NDLR] assez remarquable lorsqu’il s’agit de développer les entreprises dans lesquelles il investit. Cette réussite repose en partie sur son organisation qui favorise l’internationalisation des activités. Ses implantations en Asie et en Amérique du Nord ainsi que ses cinq bureaux en Europe constituent un réseau capable de fournir des analyses de marché, de sourcer des entreprises cibles pour Egis… Ce sont des facilitateurs d’affaires et d’acquisition, mais aussi des accélérateurs de réputation.

Tikehau entre au capital d’Egis par le biais de son fonds dédié à la transition énergétique. En quoi cela peut-il influer sur la perception de votre groupe par le marché ?

Nous menons une politique volontaire sur ce sujet de la transition écologique depuis une dizaine d’années. Tout le groupe est désormais organisé pour tenir la trajectoire 1,5°C. En tant que partenaire du pacte mondial pour le climat de l’ONU, nous sommes régulièrement audités puis classés en fonction de notre efficacité en matière de décarbonation et de RSE. Or, en 2021, nous sommes entrés dans un cercle fermé, celui des 11 % d’entreprises partenaires ayant atteint le stade maximal dit « advanced ». Pour autant, l’arrivée d’un fonds qui se consacre spécifiquement à ce type d’investissement renforce et enracine notre image. Cette reconnaissance du marché a bien plus de poids que tous les discours que je pourrais tenir en tant que dirigeant pour témoigner de notre engagement. Elle est à la fois perçue par les clients, majoritairement désireux de se tourner vers des expertises en décarbonation, mais aussi en interne. La faculté à capter et retenir les meilleurs talents tient beaucoup au sens que trouvent nos salariés à travailler chez nous, notamment par la contribution qu’ils apportent à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Les augmentations de capital attendues peuvent-elles accroître la part de Tikehau dans votre capital ?

C’est une possibilité, naturellement. Cela dépendra de la capacité et de la volonté des autres actionnaires à prendre part à ces augmentations de capital. En tant que directeur général, j’ai intérêt à ce que l’ensemble des actionnaires ait envie de réinvestir dans l’entreprise, qu’il s’agisse de Tikehau, de la CDC ou bien encore des managers et salariés de l’entreprise. Ces derniers sont d’ailleurs passés de 25 à 26 % sous l’effet d’un surinvestissement qui démontre bien la confiance dans notre stratégie. 


Cette recomposition du capital débouche sur un recul de la Caisse des dépôts (CDC), au profit d’un fonds privé. Faut-il y voir un début de désengagement ?

Absolument pas. Cela ne dévalue en rien le rôle de la CDC qui reste à un niveau significatif. Même avec une participation de 34% au capital [précédemment 75%, NDLR], nos liens et synergies restent forts. Egis continuera ainsi de co-investir avec la CDC dans des concessions dans lesquelles nos intérêts sont alignés. Ensuite, la CDC va pouvoir continuer et, je l’espère, amplifier son recours aux expertises d’Egis, tant sur le conseil que sur l’ingénierie, dans la mise en œuvre de ses projets. Nous sommes également en lien  avec ses filiales comme Transdev, CDC biodiversité, Icade... Depuis mon arrivée en juillet 2020, je ne cesse de renforcer les liens avec le groupe Caisse des dépôts.

 

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