Energie

Pour l’Ademe, la loi de transition énergétique doit « booster l’existant »

Bruno Léchevin, président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie était auditionné mercredi 11 juin par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale.

« L’Ademe est le fer de lance naturel de la transition énergétique », a assuré en introduction de son audition du mercredi 11 juin, par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, le président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. À ce titre, Bruno Léchevin a dû faire face au flot d’interrogations des députés.

Réduction du budget de l’Agence, financement de la transition énergétique, rénovation des bâtiments, déploiement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques, etc. Il n’a pu répondre, faute de temps, qu’à une partie des problématiques soulevées, mais ces réponses ont été pour le moins révélatrices. Il a ainsi tenu en premier lieu à rappeler son attachement à l’objectif présidentiel de diviser par deux la consommation énergétique d’ici à 2050. « L’efficacité énergétique est la priorité absolue pour la transition énergétique », a-t-il plaidé, ajoutant que cet objectif devrait se retrouver en bonne place dans le projet de loi sur la transition énergétique (PLTE). Et de définir les deux principaux gisements d’économies d’énergie : la rénovation des bâtiments (pourvoyeur de centaines de milliers d’emplois à terme) mais aussi la mobilité.

 

Financement

 

Concernant la baisse du budget de l’Ademe, Bruno Léchevin souscrit à cette logique, arguant que l’Agence « devait contribuer à l’effort budgétaire ». Pour autant, il a assuré que les arbitrages n’étaient pas encore faits : « nous avons fait des propositions, tout cela doit être clarifié ».
Pour ce qui est du financement de la transition énergétique, « tous les leviers ne seront pas du registre de la loi », a-t-il expliqué, espérant que la conférence bancaire à venir amènera des réponses à cette question et que les banques, conformément à leur intérêt vu l’ampleur du marché de la transition énergétique, deviendront acteurs de cette transition.
S’agissant de la précarité énergétique : « les aides ne sont pas à la hauteur de l’enjeu », a-t-il estimé, il préconise pour y répondre d’ »élargir significativement les tarifs sociaux » et de les faire évoluer  « vers un chèque énergie » afin de « s’attaquer à la fracture énergétique ».
Enfin, Bruno Léchevin a évoqué l’importance du déploiement des énergies renouvelables, « enjeu essentiel de la transition », proposant de « simplifier les procédures avec le développement de l’autorisation unique ».

Le président de l’Ademe a également appelé à améliorer la gouvernance. Il faut, selon lui, « passer d’une logique de château d’eau à celle des réseaux ». En conclusion, le président de l’Ademe a posé ses préconisations pour le PLTE, plaçant l’Agence au coeur du futur dispositif : « c’est une loi qui doit booster l’existant car sur le terrain, on voit que cette transition énergétique est en marche ; à nous de l’amplifier ! »

 

 

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