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Possible fusion d'E.ON avec PowerGen

JEAN-MICHEL GRADT |  le 26/01/2001  |  SantéEnergieCollectivités localesTechniqueEnvironnement

Le no 2 allemand de l'énergie pourrait entrer au capital de la SAUR

Le groupe énergétique allemand E.ON discute en vue d'une éventuelle fusion avec le britannique Powergen. Dans un communiqué commun daté du 17 janvier dernier, E.ON, no 2 de l'énergie en Allemagne, évoque des « discussions » sur des « options stratégiques » visant à renforcer son coeur de métier : la production et la distribution d'électricité. Le groupe de Düsseldorf précise qu'il n'est « pas possible de prévoir si ces pourparlers conduiront à un résultat positif », et qu'il ne s'exprimera à nouveau sur ce sujet que « dans le cas d'un accord concret » avec Powergen. Toutefois, le groupe britannique s'est montré plus précis, parlant de « discussions préliminaires » engagées par E.ON, « sur une possible fusion avec Powergen.» E.ON a en effet entrepris de se recentrer sur son coeur de métier, l'énergie, et ambitionne de devenir un grand groupe multi-services international, à l'image de Vivendi.

E.ON a les moyens de ses ambitions

Le géant allemand multiplie les offensives dans l'énergie et l'eau et l'environnement. Il vient d'accroître sa participation dans le groupe suédois Sydcraft AB, no 1 de l'énergie en Suède, passant à 42,8 % des droits de vote (1). E.ON vise aussi la distribution et de l'assainissement des eaux. Un secteur où il reste un nain par rapport à son homologue, RWE qui vient de s'emparer du britannique Thames Water. E.ON n'avait pas exclu, fin décembre, une reprise des discussions le groupe Bouygues en vue d'entrer au capital de la Saur (distribution d'eau, filiale à 86 % de Bouygues). Chose désormais possible avec la sortie d'EDF qui vient de céder ses 14 % du capital à Bouygues.

Et, « last but not least », E.ON a les moyens de ses ambitions. En effet, il a vendu, le 16 janvier et pour 11,4 milliards d'euros à British Telecommunications (BT), ses 45 % du capital détenus dans l'opérateur Viag Interkom. Au total, le groupe entend procéder à des investissements de 15,5 milliards d'euros de 2001 à 2003, sans tenir compte d'éventuelles « grandes acquisitions ». Sur ce volume, 73 % concernent les secteurs clés de l'énergie et de la chimie des spécialités. Près de 38 % du volume d'investissement seront consacrés à l'étranger. Dans le secteur de l'énergie et de l'environnement , le groupe prévoit d'investir 7,3 milliards d'euros, dont 4,1 milliards seront consacrés à des « petites et moyennes » acquisitions.

(1) La législation suédoise pourrait même le contraindre à en acquérir la totalité.

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