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Portage Des modes d'organisation très diversifiés

le 26/01/2001  |  Collectivités localesBouches-du-RhôneCantalGirondeHaute-Garonne

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Gourette, La Pierre Saint-Martin, Artouste (Pyrénées-Atlantiques), une gestion départementale

« Les stations des Pyrénées-Atlantiques, - Gourette, la Pierre Saint-Martin, Artouste-, ont été créées par les collectivités (Eaux-Bonnes, Arette et Laruns) dans une pure logique d'aménagement du territoire», explique Henri Mauhourat, directeur général de l'Epsa (Etablissement public des stations d'altitude). « Puis Gourette et La Pierre Saint-Martin, pour des raisons financières, ont été très vite reprises en 1964 par le conseil général. Artouste est resté propriété de la commune de Laruns mais également sous gestion départementale, selon une convention qui ne s'achèvera qu'en 2008 ». Un mode de gestion à part, puisqu'il n'existe en France que deux cas similaires, Courchevel géré par le département de la Savoie et Super Lioran propriété du département du Cantal. « Une chance », commente Henri Mauhourat, « car aujourd'hui, c'est le conseil général qui remet les stations à niveau et investit 27,4 millions d'euros sur six ans». C'est un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), l'EPSA, qui a été créé pour gérer les stations. Exploitante et investisseur à l'origine, cette structure a vu ses rôles se clarifier en 1999 après l'intervention de la Chambre régionale des comptes. Désormais, l'Epsa assure la gestion des stations et le conseil général en tant que propriétaire porte les investissements. Deux syndicats mixtes ont également vu le jour, le premier à la Pierre Saint-Martin en 1998, le second à Gourette-Les Eaux Bonnes en décembre 2000. Ce sont des structures proches du terrain, véritables outils d'animation, qui regroupent élus, commerçants, acteurs immobiliers. Et ont un rôle important à jouer en matière d'urbanisme (requalification de l'hébergement), de marketing (image des stations), de relance de l'offre immobilière et de commercialisation. « Le réveil des stations doit venir du terrain », prône Henri Mauhourat, « on est entrain de passer d'une économie de cueillette (sans logique financière) à une économie de marché ». « Il ne s'agit plus de financer éternellement du déficit mais d'ancrer les stations dans une dynamique de croissance et de rentabilité », ajoute Nicolas Pernot, directeur du Développement pour le conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Aujourd'hui, le conseil général remet le « hard» à niveau (production de neige de culture, remontées mécaniques...), aux acteurs locaux de régler le « soft »(accueil, hébergement, animation, après-ski...) pour relancer les stations. Et pourquoi pas à terme concéder Gourette à un acteur privé, lorsque la station aura retrouvé toute sa vitalité.

Porte des Neiges (Pyrénées-Orientales), un projet 100 % privé en sursis

Montée à l'initiative d'une structure privée, la SA Porte des Neiges, créée par Sauveur Fernandez, architecte à Perpignan, le projet du même nom prévoit la création d'un nouveau domaine skiable, le seul actuellement envisagé sur le massif, qui permettrait d'assurer la liaison entre la station andorrane du Pas de la Case et celle de Porté Puymorens, dans les Pyrénées-Orientales. 1 000 ha au total, dont 400 ha pour le domaine skiable proprement dit, avec une dizaine de remontées. S'y ajoute un projet immobilier de 80 000 m2 en collectifs pour 4 000 lits. Un investissement estimé à environ 22,8 millions d'euros pour le domaine skiable et près de 76 millions d'euros pour la partie immobilière. En 1996 un avis favorable du comité de massif débouchait sur la création d'une UTN (unité touristique nouvelle), feu vert pour la réalisation. Un décret annulé en 1999 par le tribunal administratif de Montpellier à la suite du recours déposé par deux associations de protection de l'environnement. L'affaire a été portée en appel devant le tribunal administratif de Marseille et demeure aujourd'hui en attente d'un jugement.

Luz Ardiden (Hautes-Pyrénées) s'associe à EDF

Avec 10,6 millions d'euros d'investissements consacrés à un nouveau télésiège, l'installation d'une soixantaine de canons à neige, l'amélioration et la mise en sécurité du domaine skiable, la station de Luz Ardiden, dans les Hautes-Pyrénées, a lancé une série de grands travaux réalisés sous la maîtrise d'ouvrage déléguée d'une filiale d'EDF, la société Imop, basée à Bordeaux. « Nous souhaitions trouver un partenaire qui puisse nous épauler pour assurer cet investissement particulièrement lourd », explique Francis Guiard, directeur de la station. Un montage original a ainsi été envisagé qui prévoyait un portage du projet par Imop, assurant l'investissement et l'exploitation de la station durant trois ans avant de rétrocéder celle-ci au Sivom de l'Ardiden, propriétaire des infrastructures. « Les bons résultats de l'année précédente nous ont en fait permis de constituer une réserve financière et d'assurer l'investissement en direct, en confiant à Imop l'ingénierie du projet. Mais nous n'excluons pas de pouvoir utiliser cette stratégie de portage pour des investissements ultérieurs ».

Saint-Lary (Hautes- Pyrénées), la première délégation de service public du massif

Confrontée à un lourd endettement, Saint-Lary confiait en 1990 l'exploitation de la station à Altiservice, filiale de la Lyonnaise des eaux créée pour la circonstance. Le premier exemple d'intervention d'une compagnie fermière dans une station du massif. Par la même occasion la Lyonnaise récupérait l'exploitation du service des eaux de la commune. Une intervention prolongée en octobre dernier par un contrat de délégation de service avec le Sivu Aure 2000, qui confie pour dix-huit ans la gestion du domaine skiable à Altiservice. Celle-ci assure ainsi en direct les investissements réalisés auparavant par les collectivités locales, soit 21,6 millions d'euros sur cinq ans, consacrés aux remontées mécaniques, à la neige de culture, au développement du domaine skiable ainsi qu'à un nouveau système de liaison entre la vallée et la station en complément du téléphérique actuel.

DESSIN :

Altiservice, filiale de la Lyonnaise des eaux, investit à Saint-Lary et vient de se voir confier la gestion de Super Bagnières (Haute-Garonne) où elle investira 56 millions de francs.

Cet article fait partie du dossier

Stations pyrénéennes

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