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Pollution industrielle EURE

JOSETTE DEQUEANT, BERNARD ALDEBERT, GUILLAUME DELACROIX |  le 27/06/1997  |  EureEnvironnementSantéTechnique

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Une analyse globale et continue du cycle de l'eau

« La rentabilité écologique n'est toujours pas entrée dans les moeurs, regrette Georges Marron, directeur général d'Aquarex (OTV, groupe CGE). Nous travaillons à convaincre les industriels de la nécessité d'une démarche globale, alors que la police de l'eau reste largement inopérante, et que le chantage à l'emploi conduit de nombreux directeurs d'usine à commettre des erreurs irréparables pour l'environnement. » Aquarex entend montrer qu'il est possible de se conformer à la législation, tout en réduisant le coût des traitements. Par quel moyen ?

« L'analyse globale du cycle de l'eau est devenue incontournable, poursuit Georges Marron. Nous préconisons la surveillance continue des «points névralgiques » , en formant à cela les personnels d'exploitation. Par la suite, nous proposons des produits aptes à résoudre chaque problème spécifique.» A la fois médecin et pharmacien au service de la qualité des eaux, la société anticipe ainsi la mise aux normes des installations industrielles. Exemple récent : la baisse de rendement de la station de traitement de l'usine Alizol, dans l'Eure, spécialisée dans le conditionnement de produits cosmétiques et ménagers. « Nous souhaitions garantir un rendement de 65 %, quels que soit l'effluent et la charge polluante, indique Yves Grodent, responsable sécurité et environnement de l'usine. Des campagnes de prélèvement sur l'ensemble de la chaîne ont conduit au changement des coagulants- floculants, à l'entrée de la station et sur les flottateurs. Pour atteindre les objectifs de l'arrêté préfectoral (3 000 mg/l de DCO), nous cherchons à définir une nouvelle technologie, sachant que nous traitons trois cents produits différents ! »

L'approche industrielle est compliquée par des process la plupart du temps couverts par le sceau de la confidentialité, et par une concurrence acharnée. « Les besoins sont pourtant énormes, estime Georges Marron. L'agroalimentaire, la chimie, la métallurgie, la papeterie et le textile, tous les secteurs sont concernés. En effet, une station mal gérée peut s'avérer plus dangereuse que si elle n'existait pas !

Autre problème : la moitié des réseaux sont défectueux. C'est donc bien la démarche qu'il faut revoir, car les solutions techniques, elles, existent déjà. »

PHOTO : L'usine d'Alizol, spécialisée dans le conditionnement de produits cosmétiques a revu son process interne de traitement (à gauche.).

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