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POLLUTION DE L'AIR Nouvelles perspectives pour les villes pourvues en Diester

le 16/05/1997  |  EnvironnementDroit de l'environnementFrance SantéUrbanisme

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« La loi sur l'air devrait étendre les activités de notre association », a souligné le sénateur Charles Descours, premier vice-président du Groupement des autorités responsables des transports (Gart), en succédant le 24 avril, comme président du club des villes Diester (1), à Charles Choné, président de la communauté urbaine du Grand-Nancy. Cette association, créée en 1994, réunit plus de 30 collectivités locales qui font rouler environ 4 000 véhicules avec ce biocarburant dérivé d'huile de colza.

La loi sur l'air du 30 décembre 1996 prévoit que, dans un délai de deux ans, les flottes des transports publics des agglomérations de plus de 100 000 habitants devront utiliser un carburant spécialement enrichi en oxygène (plus de 60 agglomérations sont concernées). Or le Diester répond à cette exigence (voir encadré). Son incorporation à des taux de l'ordre de 30 % dans le gazole permet d'avoir un effet positif immédiat sur la qualité de l'air et sa mise en oeuvre ne nécessite ni systèmes d'approvisionnement spécifiques, ni modification majeure des moteurs, ni achat de nouveaux véhicules. « En outre, le Diester est un produit innovant qui concerne les habitants des zones rurales et urbaines, participe à la réduction de la dépense énergétique et contribue à l'aménagement du territoire en permettant la création et le maintien d'emplois dans le secteur agro-industriel », souligne Olivier Herz, conseiller technique au ministère de l'Environnement.

En réponse aux écologistes qui voient dans les biocarburants un gadget aux effets neutres, le ministère de l'Environnement, prenant l'exemple des villes californiennes, estime que « le bilan des carburants oxygénés, qu'ils soient d'origine agricole ou chimique, est positif ».

En France, le Diester, désormais entré dans sa phase industrielle, ne peut atteindre ses objectifs que s'il est compétitif par rapport au gazole. Rappelons que dans le cadre réglementaire actuel, il est exonéré de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP). L'extension de cette mesure à tous les pays de la Communauté est attendue.

PHOTO : Charles Descours : l'impact de la loi sur l'air.

Quel marché pour le Diester ?

Le Diester est la marque commerciale de l'ester méthylique d'huile de colza. Il est utilisé le plus souvent en mélange avec le gazole, à deux taux d'incorporation : 5 %, homologué par les pouvoirs publics et pouvant être distribué à la pompe ; 30 %, optimum technique et écologique. Compte tenu d'une capacité de production nécessairement limitée par les surfaces cultivables disponibles (objectif de production nationale : 400 000 t par an), le Diester est utilisé notamment par les flottes captives gérées par les collectivités territoriales. Mais des groupes comme EDF, la Société des autoroutes du Nord et de l'Est, des transporteurs ont également adopté ce biocarburant.

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