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Point de vue EMMANUEL BERTHIER, secrétaire général aux affaires régionales des Pays de la Loire

le 14/02/1997  |  Événement

Quel est le rôle du Sgar dans la politique des fonds européens pour les entreprises et les collectivités ?

emmanuel berthier. La préfecture de la région joue un rôle d'animation et de coordination, et négocie les programmes avec Bruxelles. Elle en vérifie et contrôle les applications ainsi que l'efficacité. Pour les entreprises et les collectivités, le Sgar est d'abord un lieu d'information sur les aides européennes : nous sommes des aiguilleurs. Mais nous avons des relais au plus près du terrain, ce sont les « chefs de projets ».

Y a-t-il des programmes accessibles aux entreprises du BTP ?

En dehors des programmes Objectif 2 et 5b, il existe des programmes d'intérêt communautaire. Ces PIC sont mis en oeuvre par la Commission européenne pour soutenir un secteur d'activité ou développer des compétences, en collaboration avec des entreprises d'autres Etats membres. Je pense notamment à Adapt, pour la formation, et à Craft pour la stimulation technologique.

Pouvez-vous déjà tirer un premier bilan du programme Objectif 2 pour sa phase 1994-1996 ?

Oui et non. Oui en termes de programmation. On a cofinancé plus de 1 122 projets. Les plus forts montants sont mobilisés sur les mesures 21 (développement des structures d'accueil des entreprises), 22 (aménagement d'équipements structurants) et 42 (attractivité des pôles urbains et des espaces périurbains) qui représentent respectivement 13,3 %, 13,4 % et 23,4 % des actions financées dans le cadre du programme Objectif 2. L'aide aux entreprises représente, quant à elle, près de 5 % des financements accordés. Non, si l'on raisonne en termes de résultats. Peu d'opérations sont achevées, les dossiers acceptés en novembre et décembre concernent des opérations qui, pour la plupart, n'ont pas encore commencé.

Quel est l'impact de ce programme sur les investissements et sur l'emploi ?

Globalement, ce programme mobilise environ 823 millions apportés par les fonds européens. Mais le programme mobilise aussi des fonds nationaux. Il était prévu que chaque franc apporté par l'Union européenne génère en plus 1,50 franc de dépense nationale ; en fait, ces prévisions seront dépassées et l'effet de levier des fonds européens aura été, je le répète, si toutes les opérations programmées sont conduites à leur terme, bien supérieur.

En termes d'effet sur l'emploi, les comptes commencent seulement à être faits à partir des premières opérations cofinancées qui s'achèvent.

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