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Point de vue CHARLES MILLON, président du conseil régional de Rhône-Alpes

le 28/02/1997  |  France Collectivités localesHygièneTravaux sans tranchéeImmobilier

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« 400 entreprises s'interrogent »

Le président du conseil régional de Rhône-Alpes a provoqué un véritable cataclysme quand il a présenté son projet de création d'emploi par l'aménagement du temps de travail. Pour résumer : passer de 39 heures à 32 heures payées 35 heures avec un financement régional, et embaucher. Après un rejet quasi unanime de cette proposition, les entreprises, plus que les organisations syndicales professionnelles et salariales, se montrent désormais intéressées.

L'aménagement du temps de travail et la création d'emploi ressortent-ils de la compétence du conseil régional ?

Non, pas de sa compétence exclusive. Mais une collectivité face à un taux de chômage de 12 à 13 % peut-elle se désintéresser des modes et des moyens à mettre en oeuvre pour lutter contre le chômage ? Que 400 entreprises de Rhône-Alpes aient sollicité le conseil régional, que 140 soient en cours de négociation pour aménager le temps de travail prouve simplement que le problème méritait d'être posé. Cela nous amène à nous interroger sur le temps de formation, la pluridisciplinarité, l'organisation de la vie sociale. Autant poser le débat. Les mesures initiées par le conseil régional ne s'appliqueront pas de façon rigide dans toutes les entreprises. L'objectif du dispositif mis en place par la région est la création d'emploi. Mais si la réduction du temps de travail doit provoquer des licenciements, je suis contre. Il s'agit d'explorer les différentes pistes, dont celle de la réduction du temps de travail.

N'êtes-vous pas déçu du peu d'empressement manifesté par le patronat en général, et le BTP en particulier ?

Je comprends les réticences du patronat vis-à-vis de telle ou telle approche ou formule. Mais il faut accepter le débat, l'échange, la discussion pour ébaucher des solutions. Car la situation de l'emploi exige que tous les acteurs économiques se mobilisent et trouvent des solutions novatrices. Le BTP le sait, lui qui fut révolutionnaire avec les congés pour intempérie.

A propos de l'assurance chômage, vous parlez de rompre le cercle vicieux.

Au cercle vicieux dans lequel l'indemnisation du chômage n'entraîne pas le développement ou la création d'activités mais pérennise un secteur assisté, il conviendrait de substituer un cercle vertueux où celui qui maintient ou crée de l'emploi verrait ses charges allégées.

Quelle est votre ambition en termes de création d'emploi ?

Notre objectif est la création, d'ici à fin 1997, de 3 000 emplois. Mais la plus grande révolution, ce n'est pas ça. C'est aujourd'hui le fait que 400 entreprises s'interrogent avec leurs salariés sur la façon de mieux valoriser leurs ressources humaines et leurs équipements. Voilà la conclusion la plus positive !

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