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Plus belle la vi(ll)e
PHOTO - 13988_850152_k2_k1_1997899.jpg - © BRUNO LEVY / LE MONITEUR

Chronique

Plus belle la vi(ll)e

Nohmana Khalid, journaliste |  le 13/07/2018  |  EvénementHaute-GaronneHéraultIsèreParis

Je réponds aux détracteurs du relookage de bâtiments par des artistes méconnus, qui trouvent sur ces murs un terrain d'expression (1).

Peintures, pastels, collages, mosaïques, graffitis, pochoirs… tous ces clins d'œil embellissent les façades grises urbaines ou le morne macadam. Ces surprises colorées, parsemées sur le flanc des villes, racontent un quartier, une société qui a besoin de s'exprimer sur le cadre de vi(ll)e décidé et dessiné par les institutions. Une empreinte spontanée de l'Homme qui, parfois, revient sur l'Histoire et témoigne des espoirs de liberté comme sur le mur de Berlin ou celui de Cisjordanie.

Le street art permet également au citadin de porter un nouveau regard sur son environnement quotidien. Ces œuvres inattendues et percutantes surprennent, font réfléchir et parfois sourire. L'espace public devient pour un moment la tribune libre de poètes ou de militants. Comme Banksy, l'artiste britannique qui, grâce à ses pochoirs parsemés en douce dans Paris, envoie des missives au gouvernement français sur sa politique migratoire.

Les arts de la rue gagnent du terrain au point de former des parcours qui sillonnent un quartier. Les initiatives des collectivités locales en leur faveur se multiplient en ce début d'été. Toulouse leur dédie un festival. Le département de l'Isère incite ses collégiens à créer des fresques sur ses ouvrages d'art. La métropole de Montpellier a donné carte blanche à 30 graffeurs pour colorier les rideaux de fer des commerçants d'un faubourg. Quant à la Ville de Paris, elle a lancé l'initiative « Propre Art » en missionnant l'artiste de rue Oakoak pour qu'il décore poubelles, bennes à ordures et toilettes le long du canal Saint-Martin afin d'encourager les citadins à les utiliser !

Loin de dénaturer les bâtiments qui les portent, les œuvres de street art leur redonnent vie. Un peu de poésie dans ce monde de (béton) brut.

(1) Lire par exemple la chronique dans « Le Moniteur » du 29 juin 2018.

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