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Plongez au cœur de la deuxième station la plus profonde d’Amérique du Nord
A 70 m de profondeur, la station Edouard Montpetit du Réseau express métropolitain de Montréal se situera à 70 m de profondeur. - © REM
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Plongez au cœur de la deuxième station la plus profonde d’Amérique du Nord

Adrien Pouthier |  le 30/10/2019  |  Amérique du Nord

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A Montréal, la station Edouard-Montpetit du Réseau express métropolitain (REM) s’installe à 70 mètres de profondeur. Pénétrez au cœur du chantier.

La station Edouard Montpetit, sur le Mont Royal à Montréal connaît actuellement une refonte d’ampleur. SNC-Lavalin et Aecon créent en effet l’interconnexion entre le métro de la ville et le REM et bâtissent une station et deux quais de 80 m de long et 4 m de large… à 70 m de profondeur.

« Drill & blast »

Les équipes du constructeur vont s’appuyer sur l’infrastructure existante : un tunnel qui passe sous le Mont Royal, actuellement en service. « C’est une opération de « Drill & Blast » (forage et excavation par explosif) classique », expliquait au Moniteur en juillet 2018, Philippe Patret, responsable travaux souterrains et tunnels.
Mais étant données les contraintes du site – le chantier a lieu en zone dense et à proximité d’une école -, pour limiter les vibrations et le bruit, l’entreprise a procédé d’abord à du « line drilling », un préforage autour de la zone, d’environ 40 m pour la délimiter et faire un barrage. « Ensuite, nous effectuerons, grâce à des machines Robodrill, des pantofores compacts, le forage vertical d’un puits de 50 m pour l’ascenseur, puis un forage horizontal afin de créer les gaines pour les escalators. Enfin nous coulerons un radier bétonné au fond », précise Philippe Patret.

100 tonnes de déblais

Des grues à tour permettront d’évacuer le marinage dans des bennes qui seront ensuite acheminées vers une décharge Lafarge située à 6 km du chantier. Lafarge qui s’est d’ailleurs montrée intéressée pour valoriser les déblais estimés à 40 000 m3 soit 100 000 tonnes. Deux équipes d’une quinzaine de personnes se relaieront 5 jours sur 7.
Il faudra ensuite percer le tunnel existant, long de 3,2 km, qui restera, pendant une grande partie du chantier, en exploitation. Les équipes d’Aecon n’auront qu’une seule voie pour évacuer les déblais générés par la construction de deux nouveaux quais autour du tunnel existant.
« Nos équipes auront 15 à 16 mois pour finir les excavations, refaire le tunnel et installer les nouveaux rails, remplacer le ballast par une dalle béton, installer un nouveau drainage, les caténaires et le matériel de prévention incendie », énumère Xavier de Nettancourt, chef de projet d’Aecon.
La fin des travaux est prévue pour 2021.

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