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Piquages robotisés sur un collecteur existant

DIDIER HUGUE, GUILLAUME DELACROIX, LAURENT MIGUET |  le 05/02/1999  |  SantéTechniqueEnvironnementProduits et matérielsTravail

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Fraisage et injection de mortier fibré par l'intérieur de la canalisation.

Au Pré-Saint-Gervais, en banlieue parisienne, un chantier très technique vient de se dérouler pour le compte de la commune, à proximité de l'hôtel de ville. Un chantier à valeur de test du point de vue de la méthode générale adoptée, mais également du point de vue des outils employés. L'objet était de réhabiliter un collecteur d'assainissement de 300 mm de diamètre et de 68 m de long, en l'étanchant, et ce, en traitant simultanément les piquages des branchements sur ce collecteur. Huit d'entre eux ont été réhabilités avec cette méthode innovante.

Une vessie de coffrage

Le principe consiste à intervenir uniquement depuis l'intérieur de la canalisation, à l'aide d'un robot. « Le collecteur est dans un premier temps chemisé, et notre intervention vise à créer une étanchéité entre le branchement et la canalisation », explique Philippe Hénaut, responsable d'agence chez Rainer Hermès, société spécialisée dans la réhabilitation des canalisations et l'assainissement. « Nous introduisons un robot fraiseur dans le collecteur. Il vient se positionner au droit du branchement, avant d'injecter un mortier fibré qui permet de réaliser une collerette à l'intérieur de la canalisation. »

L'astuce du système concerne le coffrage original qui sert à la mise en oeuvre de ce mortier. Le robot est équipé d'une selle souple, qui est appliquée contre le piquage. Une vessie est ensuite gonflée au-dessus de cette selle, à l'intérieur du branchement, en obstruant ce dernier. Le mortier peut alors être injecté, sous pression. Il s'intercale entre l'ensemble formé par la selle et la vessie gonflée d'une part, et celui de la canalisation principale et du branchement d'autre part.

« L'intérêt de cette réhabilitation est que la reprise des piquages est très propre, et qu'elle peut être assurée très rapidement, avec des cadences pouvant atteindre cinq piquages traités par jour », ajoute Philippe Hénaut. L'entreprise Rainer Hermès a créé un partenariat avec le constructeur du robot Hächler, afin de commercialiser ce procédé baptisé Kanaltec. La machine est électrique (puissance : 1,1 kW), et peut travailler à l'intérieur de diamètres compris entre 200 et 600 mm.

FICHE TECHNIQUE

Maître d'ouvrage : commune du Pré-Saint-Gervais.

Maître d'oeuvre : Générale des eaux.

Entreprise : Sade.

Sous-traitant : Rainer Hermès.

Marché : 180 000 francs.

SCHEMAS

1. Le robot est introduit dans la canalisation principale, et vient se placer sous le piquage.

2. Une selle souple est appliquée contre ce piquage, pendant qu'une vessie est gonflée à l'intérieur du branchement. Un mortier fibré est injecté sous pression entre la vessie et le tuyau.

3. Le branchement et le collecteur sont solidarisés et étanchés.

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