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Pimpant octogénaire, le zoo de Vincennes rouvre ses portes
Un voyage au coeur de la biodiversité à travers cinq régions du monde : le zoo de Vincennes rouvre ses portes le 12 avril après trois ans de travaux et avec quelque mille animaux de 180 espèces différentes. - © © Laurent Blossier

Pimpant octogénaire, le zoo de Vincennes rouvre ses portes

Adrien Pouthier avec Julie Nicolas |  le 11/04/2014  |  ParisSecond œuvreERPArchitectureBâtiment

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Le zoo de Vincennes, inauguré en juin 1934, rouvre ses portes samedi 12 avril après trois ans de travaux et avec quelque mille animaux de 180 espèces différentes "dans le respect du bien-être animal".

C'est le jour du zoo zoo zoo/Qui est le plus beau beau beau/On se lève tôt tôt tôt/Pour être à l'heure au zoo zoo zoo.  Samedi 12 avril, le Parc zoologique de Vincennes célébré dans cette chanson de 1976, qu'on qualifiera de mémorable, par Claude François sera de nouveau ouvert au public.

D'importants travaux, à hauteur de 170 millions d'euros (voir Focus), ont permis ces trois dernières années de refaire intégralement le parc qui a conservé son emblématique grand rocher.

Les 15 ha du parc ont été réorganisés en cinq biozones :

- Madagascar (9655 m²)

- Patagonie (16 570 m²)

- Guyane-Amazonie (12 530 m²)

- Europe (10 800 m²)

- Sahel-Soudan (45 215 m²)

D'importants travaux, à hauteur de 170 millions d'euros, ont permis de refaire intégralement le parc qui a conservé son emblématique grand rocher
D'importants travaux, à hauteur de 170 millions d'euros, ont permis de refaire intégralement le parc qui a conservé son emblématique grand rocher - © PH.GUIGNARD/AIR-IMAGES

Transformation radicale

L’une des priorité de l’équipe de maîtrise d’œuvre, qui réunit l’Atelier Jacqueline Osty et associés pour la conception paysagère du parc, Bernard Tschumi urbanistes architectes (BTuA) et Véronique Descharrières pour la conception des nouveaux bâtiments, était d’intégrer au mieux les constructions dans le paysage. Dans ce but, des façades filtres ont été imaginées. Réalisées à partir de madriers de mélèze brut, elles permettent aux différents édifices, en particulier les loges pour les animaux et les locaux techniques, de se fondre dans le décor. Autre élément important du paysage, de très nombreux enrochements artificiels ont été réalisés en béton projeté, dont des rochers chauffants pour les lions.

Une transformation radicale qui avait lors des premières présentations du projet, soulevé l'indignation de l'architecte des Bâtiments de France : "Le projet présente des insuffisances graves sur l'aspect architectural de ses constructions (...). La fonctionnalité des bâtiments ne justifie en rien une telle absence de qualité et de définition plastique. Le recours aux écrans, aux filtres, aux camouflages, filets, treilles (...) est une facilité et une certaine précarité." L'ABF pointait également "l'éradication quasi totale du décor de 1934" et une rénovation impliquant "la démolition de l'ensemble des rochers monumentaux, sauf le grand rocher (de 65 m de haut), qui sera conservé", ainsi que "la suppression de 528 arbres". L'ABF regrettait "la banalité des constructions" entourant la grande serre.

"On a créé du relief car le parc était plat, notamment de grandes côtes rocheuses en Patagonie. Dans la grande serre de 4.000 m2, on a reconstitué la Guyane et Madagascar", explique aujourd'hui Thomas Grenon, directeur général du Muséum national d'histoire naturelle, en charge de l'exploitation du zoo. "On est passé d'un espace bétonné à un décor plus naturel".

Grande serre

Elément emblématique du chantier la grande serre tropicale de 4000 m² a été réalisée avec 6000 panneaux de verres extra-clairs cintrés à froid. Elle se caractérise par sa forme semi-cylindrique à double vitrage et accueillera les espèces tropicales dans un air à 25 °C avec 80 % d’humidité. Autre élément important, le filet de 1466 m² de la grande volière où évolueront librement de nombreuses espèces d’oiseaux est en cours de pose à 11,50 m de haut.

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Les pensionnaires du zoo - 74 espèces d'oiseaux, 42 de mammifères, 21 de reptiles, 17 d'amphibiens et 15 de poissons - n'ont pas été prélevés dans la nature, mais viennent d'autres zoos dans le cadre d'échanges aux niveaux européen et mondial pour conserver une diversité génétique.

"Nous avons inventé un nouveau zoo sur un concept différent du XXème siècle, où les animaux étaient exhibés comme une attraction. Ce zoo du XXIème siècle montre et parle de biodiversité et les bêtes vivent ensemble comme dans leur milieu naturel", conclut Thomas Grenon.

Bonus : Le Zoo de Vincennes, Claude François 1976


Le zoo de vincennes par cfclint

Un financement public-privé

La rénovation du parc représente un investissement total de 167 millions d’euros financés à hauteur de 157 millions d’euros par Chrysalis, groupement en partenariat public-privé (PPP) qui rassemble Bouygues Bâtiment Ile-de-France et Icade. L’état a apporté 30 millions d’euros et le muséum national d’histoire naturelle, 10 millions d’euros de fonds propres.

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