Transport et infrastructures

Pic du Midi : le vertigineux chantier du nouveau ponton suspendu touche à sa fin

Mots clés : Ouvrage d'art

Les travaux qui ont débuté en octobre dernier ont nécessité l’hélitreuillage de 9 tronçons métalliques et une plaque de verre de 300 kilos. La future passerelle suspendue au-dessus du vide fait partie des nouvelles attractions de la station du Pic du Midi pour doper l’activité touristique.

 

Le Pic du Midi connu pour son observatoire astronomique et sa vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées s’apprête à livrer une nouvelle attraction à couper le souffle. Un ponton en porte-à-faux accroché à 2877 m. Gare aux âmes sensibles.

Mardi 30 janvier, plusieurs médias se sont rendus sur place pour assister à la spectaculaire opération d’hélitreuillage de la dernière pièce de cet ouvrage métallique, orchestrée par la société SAF et Mecamont. « La régie du Pic du Midi nous a demandé d’installer un belvédère aérien exceptionnel afin d’attirer une nouvelle clientèle, à la recherche de sensations fortes, et des personnes à mobilités réduites », nous explique Thierry Lesage, chargé d’affaires Funiculaires & RM spéciales chez Mecamont.

Livrée le 10 février prochain, la structure de 7 tonnes se présente comme une passerelle métallique ajourée, longue de 12 m et large de plus d’un mètre. A son extrémité, une plaque de verre de 45 mm d’épaisseur maintient le visiteur les pieds dans le vide, 900 m plus bas. L’espace circulaire peut également accueillir les personnes en fauteuil roulant. Ce « ponton dans le ciel » a été conçu comme un « appareillage léger, faisant référence aux constructions techniques, industrielles, scientifiques qui font partie de la culture du lieu », peut-on lire sur le site de Mecamont. Implantée à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), cette PME de 80 salariés, née dans les années 80, intervient dans les travaux d’installation et de maintenance de remontées mécaniques. Elle a notamment participé à l’assemblage du premier téléphérique urbain français à Brest.

 

Cahier des charges extrême

 

Sur la face nord-est du Pic du Midi, l’entreprise a dû répondre à un cahier des charges forcément extrême à cette altitude. La structure tubulaire doit supporter jusqu’à 3 m de neige, résister à des vents latéraux de 290 km/h et aux chocs sismiques nombreux dans la région. Depuis le début des travaux en octobre dernier, 9 tronçons métalliques et une plaque de verre de 300 kilos ont été transportés par hélicoptère. Les conditions climatiques extrêmes ont toutefois facilité l’opération d’hélitreuillage. En effet, l’hélicoptère a pu profiter de la densité de l’air froid pour soulever des charges plus lourdes, « jusqu’à 750 kilos ».

Ce réaménagement touristique fait partie des autres projets menés par la régie du Pic du Midi pour renforcer l’attractivité du site qui a accueilli 119 130 clients en 2016. Plusieurs chantiers ont été lancés : modernisation de la gare de départ du téléphérique à la Mongie (1,5 M€), construction du plus haut planétarium d’Europe, nouveau restaurant. Coût de l’investissement : 4,5 millions d’euros cofinancés par l’Europe, l’Etat, la région Occitanie (le Pic du Midi est un grand Site de l’ex-région Midi-Pyrénées) et le département des Hautes-Pyrénées.

Le site touristique du Pic du Midi, que l’on rejoint par téléphérique, comporte également des chambres, un restaurant ainsi qu’un musée.

 

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