Energie

Photovoltaïque : les acteurs interpellent le gouvernement d’une même voix

Organisations professionnelles de l’énergie et du bâtiment, associations de protection de l’environnement et représentants des collectivités locales… Ils se sont tous associés ou presque pour adresser au gouvernement des propositions dans une lettre ouverte.

 

Association des Producteurs d’Electricité Solaire Indépendants, Association des Régions de France, Comité de Liaison des Energies Renouvelables, France Nature Environnement, Syndicat des Entreprises de Génie Electrique et Climatique … A l’heure du moratoire sur l’avenir du photovoltaïque en France, la plupart des acteurs s’unissent pour faire valoir une vision commune au travers d’une lettre ouverte.
Cette lettre envoyée deux jours après le congrès annuel du Syndicat des énergies renouvelables et une semaine avant que MM. Trink et Charpin, chargés d’entendre les acteurs de la filière, présentent leurs propositions sur le futur soutien fiscal au photovoltaïque, fruits du travail des réunions de concertation organisées par ces derniers, dans le cadre du moratoire. « L’objectif de cette lettre est de signifier que ce moratoire ne consiste pas uniquement en une discussion technique mais qu’il doit relever d’une décision politique » précise Marc Jedliczka, directeur de l’association de promotion des énergies renouvelables Hespul.
Les signataires souhaitent que soit « adopté un pilotage par le plafonnement du montant annuel de la CSPE alloué au photovoltaïque plutôt qu’en puissance installée, de façon à maîtriser le coût pour la collectivité tout en offrant des perspectives de croissance à l’industrie et en l’incitant à accélérer la baisse de ses coûts de production ». Ce comptage en euros plutôt qu’en watts devrait être accompagné, selon les auteurs de la lettre d’une révision mode de calcul de la CSPE, « pour en diminuer le poids pour le consommateur en valorisant la production solaire au prix réel du marché en fonction des coûts directs et indirects qu’elle évite ».
Opposés au système d’appels d’offres (exceptés pour les centrales au sol d’une certaine puissance), ils proposent une dégressivité du tarif de rachat en fonction de la puissance installée (effet d’échelle) et un coefficient de péréquation en fonction de l’ensoleillement.
Jugé « délaissé par la DGEC » et « représentant un marché essentiel pour développer une industrie offrant des solutions fiables, durables et compétitives à l’export », la lettre demande « un effort de rééquilibrage en faveur des systèmes de moyenne et grande puissance intégrés ou posés sur bâtiments dans la perspective du « bâtiment à énergie positive ».

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
  • - Le

    equité

    il me semble très curieux de constater que l’électricité produite ne soit pas , rémunérée au même niveau en fonction du mode de production alternative être allé jusqu’à payer 61 cts du kilowatt le photovoltaïque pour 9 cts le kilowatt en micro centrale hydrau electrique c’est le kilowatt qui est rémunéré ou par effet indirect la filière……… et apres on s’etonne de la bulle!
    Signaler un abus
  • Commenter cet article
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X