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Photovoltaïque intégré au bâti : la FFB défend le choix de la France de privilégier cette technique
Mise en œuvre des modules photovoltaïques sur toitures - © © Transénergie

Photovoltaïque intégré au bâti : la FFB défend le choix de la France de privilégier cette technique

E.L |  le 20/09/2013  |  ConjonctureEnergies renouvelablesFrance entière

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Suite à la récente proposition du  syndicat des énergies renouvelables de supprimer la notion d' « intégration au bâti » des textes établissant les tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque, le Groupement des Métiers du Photovoltaïque de la Fédération Française du Bâtiment annonce « soutenir fermement » cette spécificité française.

Mardi 17 septembre le syndicat des énergies renouvelables (SER) listait une série de mesures à prendre, sans attendre le vote de la loi sur la transition écologique repoussé à 2014, pour relancer une filière qu'il juge en déclin (d'après le SER les filières des énergies renouvelables qui comptaient près de 100 000 emplois en 2010 en employaient moins de 70 000 en 2012).  Parmi elles figure la suppression de la notion d' « intégration au bâti » qui, dans les textes établissant les tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque, permet de bénéficier d'un bonus.

« Le retour d'expérience montre que les installations intégrées au bâti génère un surcoût inutile et sont de véritables nid à problèmes », assure le président du SER Jean-Louis Bal qui assume le changement de position de son organisation professionnelle sur le sujet. Si auparavant son syndicat a pu soutenir cette spécificité française, il évoque aujourd'hui les problèmes d'étanchéité de toiture que posent ces installations et demande donc au Gouvernement de rédiger un arrêté mettant fin au  bonus tarifaire dont elles bénéficient.

Le Comité liaison énergie renouvelable-Réseau pour la transition énergétique, fédérant associations, entreprises et organismes publics réclamait déjà la suppression de la notion d'intégration au bâti dans les tarifs d'achat. Pour son directeur Raphael Claustre, « ce tarif spécial induit un gaspillage de l'argent public » car « il pousse les Français à se tourner vers des solutions plus chères que celles qui se développent dans les autres pays européens  sans même réussir à faire émerger une filière française sur ce segment spécifique». Jean-Louis Bal estime lui que « les entreprises qui se sont développées grâce à cette spécificité française trouveront toujours des débouchés dans la construction ».

Mais le Groupement des Métiers du Photovoltaïque de la Fédération Française du Bâtiment (GMPV-FFB) n'est pas de cet avis. Dans un communiqué il dit « se dresser contre cette position et soutenir fermement le choix de la France de privilégier cette technique ». Pour Jean Damian, Président du GMPV-FFB, « alors que le secteur du Bâtiment annonce une baisse d'activité de -2,6% en 2013, la suppression de la notion d' « intégration au bâti » aurait des conséquences importantes pour les entreprises ».

Le GMPV-FFB énumère les effets bénéfiques,  induits par un soutien à « l'intégration au bâti », pour le monde de la construction : savoir-faire reconnu et spécifique à la France ; valorisation immobilière du patrimoine ; intégration architecturale des installations dans le paysage urbain ou encore stimulation de l'innovation dans le bâtiment avec l'utilisation de matériaux de construction multifonctionnels.

Que signifie intégration au bâti ?

Le kWh électrique produit par une installation dite « intégrée au bâti » est, en septembre 2013, acheté près de 30 centimes d'euro, celui généré par une intégration dite « simplifiée » au bâti environ 15 centimes d'euro et le kWh en provenance d'un parc au sol moins de 8 centimes d'euro. Ces écarts tarifaires visent à favoriser les équipements photovoltaïques assurant clos et couvert des bâtiments.

En effet pour bénéficier des tarifs d'achat dits d'« intégration au bâti » (installation dans le plan de la toiture) ou d'« intégration simplifiée au bâti » (installation parallèle au plan de la toiture), le système photovoltaïque doit remplacer des éléments du clos et couvert. Si ce n'est pas le cas, l'installation est alors considérée en surimposition et ne peut bénéficier des tarifs bonifiés. Afin d'accompagner cette exception française, un comité d'évaluation de l'intégration au bâti a été mis en place. Composé de représentants et d'experts de la sphère publique, il examine périodiquement les différents procédés d'intégration photovoltaïques au bâti qui lui sont soumis par les industriels et les distributeurs. L'Ademe en assure le secrétariat et l'expertise technique avec l'appui du CSTB.

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