En direct

Photovoltaïque au sol : la ministre de l’Ecologie affirme son souhait de baisser le tarif d’achat
La société allemande Juwi implante sur la commune d'Ortaffa, en Languedoc-Roussillon, un parc photovoltaïque de 25 MW. Elle s'est engagée, entre autres, à faire passer le cheptel de brebis « Race rouge du Roussillon » de 200 à 600 tête. - © © Juwi

Photovoltaïque au sol : la ministre de l’Ecologie affirme son souhait de baisser le tarif d’achat

eric Leysens |  le 22/11/2012  |  Collectivités localesConjonctureEtatEnergies renouvelables

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Energie
Collectivités locales
Conjoncture
Etat
Energies renouvelables
Valider

Lors d’une intervention au Salon des Maires, jeudi 22 novembre, la ministre de l’Ecologie a affirmé son souhait de baisser le tarif d’achat de l’électricité produite par les centrales au sol. Il passerait de plus de 10c€/kWh aujourd’hui à 8c€/kWh. Un décret devrait prochainement le rendre applicable.

Jeudi 22 novembre, devant un parterre d’élus locaux venus assister au Salon des Maires, la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho,  a expliqué les raisons qui motivent son souhait de baisser le tarif d’achat de l’électricité produite par les centrales photovoltaïques de grande taille.

« Le tarif de rachat photovoltaïque est financé par les Français à travers la CSPE (taxe prélevée sur leur facture électrique). Or, le tarif T5 - qui s’applique aux centrales  de grande taille,   donc majoritairement au sol – aboutit à l’importation massive de panneaux bradés sur le marché. On ne peut pas utiliser l’argent des contribuables pour creuser notre balance commerciale, , qui plus est avec des produits suspectés de concurrence déloyale». a indiqué la ministre de l’Ecologie,

« Tous nos projets en cours de développement tombent à l’eau »

Hélène Pillet, chef de projet au sein de l’entreprise SolaireDirect, spécialisée dans le développement de projet photovoltaïque, espère que la ministre changera d’avis et modifiera le décret en cours de validation.

« Aujourd’hui nous sommes capables de monter des parcs photovoltaïques à 10c€/kWh. Mais si demain, comme le brouillon du décret le prévoit de manière rétroactive pour tous les projets lancés après octobre, ils passent à 8c€/kWh,  tous nos projets en cours de développement tombent à l’eau, annonce Hélène Pillet. Nous estimons que dans deux ans nous pourrons réaliser des projets au prix du décret, mais aujourd’hui il est trop tôt ».

Certains des acteurs du secteur doutent de l’argumentaire se basant sur l’importation de panneaux chinois pour justifier la baisse du tarif et  se demandent si cet abaissement brusque du tarif photovoltaïque n’est pas un moyen de bloquer des projets que le réseau électrique existant n’est pas capable d’absorber et qui nécessiteraient donc des investissements importants sur ce dernier.

Commentaires

Photovoltaïque au sol : la ministre de l’Ecologie affirme son souhait de baisser le tarif d’achat

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

L'instrumentation et la mesure en milieu nucléaire

L'instrumentation et la mesure en milieu nucléaire

Date de parution : 06/2019

Voir

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

L’assainissement-démantèlement des installations nucléaires

L’assainissement-démantèlement des installations nucléaires

Date de parution : 04/2018

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur