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Philippe Prost donne une leçon du passé aux futurs architectes du patrimoine
Philippe Prost, architecte du Mémorial international de Notre-Dame de Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais), quelques jours avant son inauguration le 11 novembre 2014. - © © Jacques-Franck Degioanni / Le Moniteur

Philippe Prost donne une leçon du passé aux futurs architectes du patrimoine

MILENA CHESSA |  le 03/02/2015  |  ParisArchitectureERPPatrimoineFormation BTP

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L’architecte et ancien élève de l’Ecole de Chaillot a prononcé la 11e leçon inaugurale de cet établissement d’enseignement supérieur parisien sur le thème « Pas de création sans mémoire », le 3 février à la Cité de l’architecture et du patrimoine.

« Enfin un architecte du patrimoine invité à prononcer la leçon inaugurale de l’Ecole de Chaillot, il était temps ! », s’est réjouie mardi matin Mireille Grubert, directeur du département de la formation à la Cité de l’architecture et du patrimoine, avant de céder la parole à Philippe Prost, diplômé en 1989 de cet établissement qui propose aujourd’hui des enseignements spécialisés sur les questions liées à la conservation, à la restauration ou à la réutilisation du patrimoine architectural, urbain et paysager.

« En tant qu’ancien élève de l’Ecole de Chaillot, je voudrai dédier cette 11e leçon inaugurale à tous les étudiants qui vont y entrer, et leur adresser ce message : suivez vos cours avec appétit, ils constitueront le miel de votre connaissance », a souligné Philippe Prost en préambule de sa conférence intitulée « Pas de création sans mémoire ». Pendant son exposé illustré, l’auteur du récent Anneau de la mémoire à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais) a insisté sur le fait que tous les projets contemporains touchant de près ou de loin au patrimoine ne sont pas créés ex nihilo d’une « page blanche », mais germent d’un « substrat » géographique et historique. Cette « matière première » s’observe dans le sol, dans les corps de bâtiments existants ou encore dans les archives papiers.

Pas passéiste

« Pour qu’une architecture s’inscrive avec justesse dans son site - naturel ou urbain -, il faut aller puiser son inspiration dans un réservoir de formes, d’idées, de matériaux et de mises en œuvre du passé qui peuvent entrer en résonnance avec le présent », poursuit l’auteur en 2013 de la reconversion de la Briqueterie à Vitry-sur-Seine en Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne. Devenu spécialiste des fortifications Vauban, après avoir œuvré pendant une dizaine d’années sur la Citadelle de Belle-Ile-en-Mer (Morbihan), Philippe Prost s’amuse d’avoir réalisé une échauguette dans sa carrière mais s’agace de pouvoir être « taxé de passéiste ». Selon lui, « il faut refuser la catégorisation d’architecte du patrimoine, on est architecte ou on ne l’est pas ». Point. Fin de la leçon.

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