Etat et collectivités

Philippe Pelletier quitte la présidence de l’Anah

Président de l’Anah depuis dix ans, Philippe Pelletier annonce cette semaine son départ. Mais il ne quitte pas pour autant le monde du logement puisqu’il va piloter pour Jean-Louis Borloo une mission sur la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement dans le parc existant.

Invité, mardi 7 octobre, comme grand témoin des 2èmes Rencontres de la performance énergétique, organisées par le Groupe Moniteur, Philippe Pelletier a précisé sa nouvelle mission.
« Il s’agit d’inventer une action de coordination entre les intervenants publics et les intervenants privés pour faire en sorte de susciter des actions communes chaque fois que c’est possible et surtout convenir d’un même rythme, d’une même échelle de priorité pour que nous sortions du système très français où chacun, dans son coin, fait bien ce qui lui est demandé de faire, mais où le faisceau de ses actions est brouillé vis-à-vis de la collectivité parce qu’il manque de simplicité d’expression » a-t-il expliqué devant un public de professionnels.
« Ce rôle de coordination est essentiel pour conduire le mouvement pour donner l’impulsion permanente. (…) Si l’on donne de la sécurité, une information claire, l’accès à un financement adéquat, je pense que le corps social se mettra en mouvement plus vite que nous le pensions » a-t-il ajouté.

Un vieil ami du logement
Avocat, fils de l’ancienne ministre Monique Pelletier – elle aussi avocate – et père – comme elle – de 7 enfants, Philippe Pelletier est un vieil ami du logement, un secteur sur lequel il travaille depuis des années: président (1989-1994) de l’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière), membre du CNH (Conseil national de l’habitat (1990-1995), vice-président (1992-1996) de la Commission nationale de concertation, il a été l’auteur de nombreux rapports sur les baux commerciaux, les charges locatives, la sécurité des logements insalubres, les documents d’urbanisme, la mobilisation des logements au dessus des commerces… Dès le lancement du Grenelle, il s’est intéressé au développement durable, plaidant pour une démarche incitative plutôt que coercitive dans le parc existant. Pendant l’été, il a planché avec son épouse Françoise – elle aussi avocate – sur un rapport traitant de la revalorisation du métier de gardien d’immeuble.
D’une grande courtoisie, malgré son hyperactivité – il s’est comparé lui-même à « un couteau suisse » – il a toujours retenu une approche humaniste et sociale des problèmes, notamment à la tête de l’UNPI puis à celle de l’Anah, qui se rapproche sans cesse du logement des plus pauvres.
Françoise Vaysse et Jean-Philippe Defawe

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