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Petites villes de demain : de nouveaux projets d’avenir accompagnés par la Banque des Territoires
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Petites villes de demain : de nouveaux projets d’avenir accompagnés par la Banque des Territoires

le 12/01/2022  |  ConjonctureFrance

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Insufflé par l’État et ses partenaires, le programme Petites villes de demain vise à améliorer la qualité de vie et à accompagner les transitions en milieu rural. Destiné aux communes de moins de 20 000 habitants, le dispositif offre des services spécifiques pour élaborer et mettre en œuvre des projets de revitalisation.

Petites villes de demain entend améliorer les conditions de vie des habitants des petites communes et de leurs territoires. « Le dispositif vise à donner aux petites centralités qui animent un bassin de vie exposé à la désertification — dont les vacances de logement ou de commerce sont les principaux stigmates — les moyens de se revitaliser pour enrayer une tendance négative », explique Franck Chaigneau, coordinateur du programme Petites villes de demain pour le Banque des Territoires. L’enjeu est de permettre à ces centralités de jouer leur rôle structurant du territoire. Le programme a pour objectif, de renforcer les moyens des élus des villes et des intercommunalités de moins de 20 000 habitants, pour bâtir et concrétiser leurs projets tout au long de leur mandat, c’est-à-dire jusqu’en 2026.

1600 « petites villes » concernées

Déployé au cours des derniers mois, le dispositif est piloté par l’ANCT, l’Agence nationale de la cohésion du territoire, et s’adresse aux 1600 « petites villes » (communes et intercommunalités) répertoriées. La démarche bénéficie de l’appui de la Banque des Territoires. Plus de 250 millions d’euros ont déjà été mobilisés. Avec un total de 3 milliards d’euros mobilisés à titre prévisionnel sur les années à venir. « Au-delà des outils de financement classiques, nous renforçons l’accès à l’ingénierie », poursuit le responsable. Pour se doter d’un programme de revitalisation, les collectivités doivent en effet définir un projet urbain, l’élaborer et le mettre en musique sur le plan technique. La démarche impose de disposer d’un chef de projet qui sera financé à hauteur de 25 % par la Banque des Territoires, permettant ainsi un financement global à 75 %.

Un second volet du plan d’action repose sur le financement des mesures thématiques ciblées, mais aussi des études pré-opérationnelles nécessaires aux projets. Et ce dans des domaines liés aussi bien à la mobilité, au verdissement des espaces publics, à la rénovation énergétique, à l’adaptation de l’habitat au vieillissement de la population ou encore à la signalétique.
Pour les élus, l’accès au réseau du Club Petites villes de demain favorisera le partage d’expériences entre pairs.

Un dispositif attendu

Un an après la présentation du programme, 90 % des communes éligibles au dispositif ont signé une convention d’adhésion avec l’État. Plus de 500 chefs de projets ont été recrutés. D’ici la fin du second semestre 2022, ils devraient être 900 à accompagner les communes. « 18 mois sont nécessaires pour amorcer et construire les projets de revitalisation des collectivités locales », souligne Franck Chaigneau. Pour les « petites villes » engagées, l’objectif est d’intégrer l’Opération de Revitalisation du Territoire (ORT), un outil né de la loi ELAN de 2018 au service des collectivités.

Au cœur des campagnes, le programme était attendu. Il constitue une réponse directe à la demande des élus, notamment des associations des petites villes de France, et des maires ruraux (plus de la moitié des Petites villes du programme ont moins de 3 500 habitants). Si le commerce de proximité constitue un axe majeur du programme dans le cadre du plan de relance, d’autres applications se dessinent déjà.

À titre d’exemples, il se traduit par le soutien à la reconversion d’un bâtiment patrimonial (à Guise dans l’Aisne), à des équipements de résidences autonomie (à Creully sur Seulles, dans le Calvados), à un appui juridico-financier pour le réaménagement d’ilot central regroupant des services et des logements (à Saint-Amand-Montrond dans le Cher)… À Castillon-la-Bataille (en Gironde), les réflexions ont porté sur la stratégie de revitalisation et d’attractivité du centre-ville, afin de se doter d’un plan guide et d’un plan d’action opérationnels.

Un mode de vie équilibré et durable

Étant donné leur proximité avec la nature et leur densité limitée, les « petites villes favorisent un mode de vie équilibré et durable pour les Français », rappelle Franck Chaigneau. « Elles représentent le meilleur de la ville et de la campagne. Elles ont vocation à rapprocher le travail du lieu de vie ». Dès lors, les « petites villes » ont une carte à jouer pour être à la hauteur des attentes qu’elles suscitent grâce à une mise à niveau de leurs conditions de vie. L’évolution bénéficiera aux habitants actuels. Elle favorisera aussi l’accueil de nouveaux arrivants.

« Pour retourner des tendances lourdes relatives à la dévitalisation, il est nécessaire d’amplifier un projet global — et pas seulement des opérations ponctuelles —, qui articule l’ensemble des transitions liées à l’habitat, aux infrastructures comme à l’accès aux soins et à la mobilité. » La vocation de ce programme est donc bien d’apporter des solutions « simultanément et successivement » sur tous les fronts. Un booster de projets à même de révéler le potentiel des petites villes de demain.

Contenu proposé par La Banque des Territoires

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