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Par Fabien Renou, rédacteur en chef |  le 21/09/2018  |  TransportsGouvernementElisabeth BorneLoi d’orientation des mobilités

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Transports
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Elisabeth Borne
Loi d’orientation des mobilités
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« Les transports du quotidien constituent la première priorité de l'investissement dans les infrastructures », martèle la ministre Elisabeth Borne. Le problème, c'est que les infrastructures, elles, ne semblent pas être une priorité pour le gouvernement. Voilà des mois que la présentation de la loi d'orientation sur les mobilités est repoussée. On l'annonce désormais pour fin octobre. Alors, pour donner du grain à moudre à ceux qui s'impatientent, le gouvernement a daigné lever un coin du voile la semaine dernière, en révélant la programmation des infrastructures. Pas de chance, personne n'a sauté au plafond.

Et pour cause. Les Assises de la mobilité en 2017, puis le travail du Conseil d'orientation des infrastructures avaient suscité des espoirs chez les élus locaux et les professionnels. Trois scénarios plus ou moins ambitieux avaient été définis en début d'année. Or, malgré une augmentation de 40 % des investissements par rapport au quinquennat précédent, le choix final n'atteint même pas la trajectoire médiane.

Car le gros de l'effort est reporté à plus tard, au prochain quinquennat, à la prochaine décennie… Or, programmer une LGV dans quinze ans, c'est la laisser à la merci du moindre revirement. Symptôme de cette incapacité à investir vite, le choix des nouvelles sources de revenus dédiés aux transports est repoussé à 2020. Attendre, encore et toujours.

A se contenter de réparer les erreurs du passé, on s'interdit de préparer le futur.

Pour ceux qui ne l'avaient pas compris, la ministre insiste : « Nous allons en finir avec l'addiction aux grands projets. » C'est certain, on ne risque pas l'overdose ! Seules exceptions : le Lyon-Turin ferroviaire - où l'on creuse déjà - et le Canal Seine-Nord - où les études avancent (lire p. 12-15) - seront bien menés à leur terme. Pour le reste, la primauté revient à l'entretien du réseau existant. Les efforts à venir serviront donc à compenser le sous- investissement des dernières années. Indispensable, mais insuffisant.

Car, à se contenter de réparer les erreurs du passé, on s'interdit de pré parer le futur. Pour sortir de cette impasse, une seule issue : muscler nos efforts. Sans attendre.

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