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Perrache, l’interface urbaine

le 29/11/2013  |  Collectivités localesRhône

La rénovation de la gare de Perrache à Lyon est le prétexte d’une ambition urbaine qui passe par la mise en relation directe de deux places fortes de la ville, de part et d’autre d’une gare devenue, au fil du temps, aussi bien une barrière urbaine renforcée par la construction d’un centre d’échanges qu’une plate-forme multimodale entre la place Carnot au nord et la nouvelle place des Archives au sud. « Ce projet est à l’échelle de la ville », confirme Gérard Collomb, sénateur-maire de l’agglomération et président du Grand Lyon.

Pas moins de sept partenaires - Etat, Grand Lyon, Lyon, région Rhône-Alpes, SNCF, RFF, Sytral - financent cette transformation à hauteur de 65 millions d’euros HT. A la gare SNCF, desservie par près de 350 trains chaque jour, s’ajoutent deux lignes de tramway, une ligne de métro, 13 lignes de bus et quelque 110 cars départementaux et internationaux fréquentés au quotidien par 100 000 personnes, avec une prévision de 200 000 à l’horizon 2030.
Interface entre le nouveau quartier de la Confluence, entré dans sa seconde phase de réalisation sur une conception Herzog & de Meuron, et le centre historique de la Presqu’île, cet espace - doublement né en 1857 avec la gare et en 1972 avec le centre d’échanges de Perrache sur une conception de René Gagès - joue également les lieux de passage et de transition (parfois improvisés) pour les piétons, les cyclistes et les automobilistes. Confirmé par dix-huit mois d’études entre les partenaires et coordonné par la SPL Lyon Confluence avec l’atelier d’urbanisme Ruelle, ce projet prend en compte un cahier des charges complexe à l’image des difficultés du site et de son utilisation. « Nous devons trouver un juste équilibre entre tous les usages », confirme Laurence Eymieu, directrice régionale SNCF Rhône-Alpes.

Vrai pôle intermodal

Cinq thématiques principales d’aménagement et d’organisation des transports ont été retenues : réunifier la Presqu’île et rendre plus agréables et confortables les circulations nord-sud ; améliorer les accès aux transports en commun et l’intercommunalité (métro-train et train-tramway) ; aménager la gare pour répondre au développement des TER Rhône-Alpes ; l’ouvrir sur la ville au nord avec un parvis redessiné entre la gare et le centre d’échanges et au sud sur la place des Archives et enfin réorganiser et développer les services ainsi que les commerces dans l’édifice.
L’année 2014 permettra d’affiner le dossier avec une consultation des entreprises en 2015, un démarrage des travaux à l’été 2016 et un achèvement à la fin de l’année 2020. « Au-delà du ferroviaire pur, Perrache sera alors un vrai pôle intermodal », pronostique Lionel Grand, directeur des projets Lyon Part-Dieu et Perrache à la SNCF Gares & Connexions.

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