Le moniteur
Peintures : trois industriels nous dévoilent les tendances
- © AdobeStock/Sebastian Duda

Peintures : trois industriels nous dévoilent les tendances

Stéphanie Lacaze-Haertelmeyer |  le 07/02/2019  |  100 % second œuvrePeinturePeinture intérieureEnvironnement

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Artisans
100 % second œuvre
Peinture
Peinture intérieure
Environnement
Valider

Les fabricants Unikalo, Onip et Enviro Plus nous présentent leurs innovations et les tendances du secteur de la peinture.

Unikalo : des peintures biosourcées


« Pour l’instant, les peintures biosourcées restent sur un marché de niche. Mais dans le monde de la chimie qui s’oriente en partie vers des solutions "chimie du végétal", elles deviennent une alternative de marché poussée par les labels environnementaux et au niveau européen, motivé par le règlement REACh. Ce dernier a défini un axe de recherche important chez Unikalo, en éliminant toutes les matières premières cancérigènes et allergisantes à l’instar de certains biocides, solvants... Cette notion de chimie durable engendre la conception de produits plus sécuritaires pour la santé et pour l’environnement, tout en restant techniques.

Par exemple, nous étudions des alternatives phase aqueuse aux produits anticorrosion classiques. Au fur et à mesure, nous essayons aussi d’intégrer des solutions non pétro-sourcées à nos formules et ce, dans un processus d’amélioration continu. Le plus bel exemple de cet engagement "chimie du végétal" est l’élaboration de notre gamme dédiée, Naé, qui ne cesse d’être améliorée au fil des années. À productivité équivalente pour les peintres, cette peinture performante, plus opacifiante, leur permet même de retrouver le confort d’application qu’ils avaient perdu avec les acryliques phase aqueuse.

Ainsi formulées, les peintures biosourcées sont très peu émissives en composants organiques volatils (COV) dès 24 heures après application. Or, la qualité de l’air intérieur (QAI), portée par l’étiquetage obligatoire, est un autre enjeu industriel majeur. Dans toutes les démarches environnementales de construction, ce critère devient inévitable. Tous ces axes de recherches industriels nous amènent également à répondre à un dernier objectif incontournable : la réduction de notre impact carbone. »

Charlotte Moeyaert, responsable des pôles de recherche d’Unikalo

Onip : des peintures fonctionnelles


« Dépolluantes avec une action sur les formaldéhydes, destructrices de mauvaises odeurs ou encore anti-bactériennes, pour ce qui nous concerne depuis 2013, la tendance est d’apporter des fonctions supplémentaires à la peinture, autres que celles de protection des fonds ou de décoration. À partir de cet axe visant à apporter confort et bien-être à l’utilisateur, nous avons notamment lancé sur le marché Ecotherm, une peinture qui régule le confort thermique intérieur. Elle évite le phénomène de condensation, ainsi que la sensation de parois froides.

Depuis la réglementation thermique 2012 et avec la future réglementation environnementale 2020, l’impératif de ventilation afin de dépolluer l’air intérieur des bâtiments est de plus en plus impérieux. Maintenant, nos peintures actives n’ont pas vocation à remplacer une VMC mais à apporter un confort supplémentaire aux occupants d’un bâtiment. En outre, la question sanitaire est une préoccupation. C’est la raison pour laquelle nous n’utilisons pas de nanotechnologies. Rien ne garantit qu’elles ne soient pas nocives pour les applicateurs comme les utilisateurs. En outre, les nanoparticules agissent par photocatalyse. Elles nécessitent donc un apport important d’UV, les rendant inefficaces la nuit.

Notre parti pris pour développer notre peinture dépolluante a été d’intégrer des agents chimiques exempts de produits nocifs, et sans relargage de COV après application. Maintenant, afin de s’assurer de l’innocuité des peintures, de leur qualité de rendement, d’opacité, de résistance à l’abrasion, mais aussi de respect de l’utilisateur et de l’environnement, il faut opter pour des produits estampillés Ecolabel ou NF Environnement. »

Michel Plana, directeur commercial et marketing de Peintures Onip

Enviro Plus : les stations de nettoyage


« Dans un contexte réglementaire strict, les peintures sont principalement en phase aqueuse. En parallèle, des matériels d’application avec de nouvelles fibres ont été développés. Or, ils restent souvent nettoyés à l’eau, alors qu’il est interdit de déverser des eaux usées dans le réseau public. En outre, les méthodes classiques de nettoyage riment avec perte de temps, de ressources, de peinture quand au moins 100 g restent sur le manchon au moment du lavage, sans parler des compagnons exposés aux produits à base de solvant.

Pour pallier toutes ces difficultés, nous proposons une gamme de stations de nettoyage qui préservent l’eau, et évitent tout rejet de polluants dans le réseau. Les entreprises qui s’équipent peuvent ainsi réutiliser leur matériel d’application. Pour celles qui n’ont pas les moyens de l’acheter, nous la déployons chez les grossistes avec une trentaine de stations en service pour l’instant dans toute la France. L’Eurométropole de Strasbourg va en installer dans certaines collectivités. Via une formule simple ou un abonnement pour un usage illimité, le peintre nettoie son matériel d’application pour peintures phase aqueuse et phase solvant, les boues à éliminer sont produites in situ.

Cette machine s’inscrit dans une véritable démarche d’économie circulaire avec préservation des ressources, et réemploi des matières qui peuvent être valorisées conformément à l’objectif Recyclage Plastique d’ici 2025. Sans oublier que la question de l’eau va être de plus en plus préoccupante dès 2020. De plus, en mécanisant le nettoyage de ses matériels, qui auront ainsi une durée de vie accrue, le peintre s’affranchit de consommables. Le gain de temps sur le nettoyage est synonyme de gain de temps sur la production, en diminuant également la quantité de déchets à retraiter. Ainsi, cette contrainte écologique, qui est en plus un élément concurrentiel différenciant, se transforme au final en opportunité. »

Thierry Hatat, directeur technique d’Enviro Plus

Commentaires

Peintures : trois industriels nous dévoilent les tendances

Votre e-mail ne sera pas publié

bellavita

16/04/2019 21h:25

Oui tout cela est de la théorie…. En pratique, les machines Enviro Plus lavent très mal les phases solvantées. Le Zero Rejet Liquide est loin d'être vrai. Les machines sont souvent en panne et moussent de façon exponentielle.

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

AUTODESK REVIT pour les bureaux d'études Fluide

AUTODESK REVIT pour les bureaux d'études Fluide

Date de parution : 06/2019

Voir

Dictionnaire de la maîtrise d’ouvrage publique et privée

Dictionnaire de la maîtrise d’ouvrage publique et privée

Date de parution : 06/2019

Voir

Initiation à la construction parasismique

Initiation à la construction parasismique

Date de parution : 06/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur