« Paysalia est devenu LE salon national du paysage », selon Mikaël Mercier, président de Val’hor
La nature en ville s'annonce comme un enjeu majeur des municipales, selon Mikaël Mercier, invité d'honneur du salon Paysalia et président de l'interprofession du paysage et du végétal. - © Val'hor
Interview

« Paysalia est devenu LE salon national du paysage », selon Mikaël Mercier, président de Val’hor

Laurent Miguet |  le 23/11/2019  |  Politique de la ville Rhône

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Invité d’honneur de la sixième édition de Paysalia en sa qualité de président de l’association interprofessionnelle du paysage et du végétal Val’Hor, Mikaël Mercier a donné une interview exclusive à Paysage Actualités, dans son numéro spécial consacré au salon phare de la profession, qui se déroulera du 3 au 5 décembre à Lyon. Il s'exprime aussi sur les enjeux des municipales, pour la filière qu'il représente. En voici quelques extraits. Pour acquérir cette édition collector, appuyez ici.

Quels messages porterez-vous, comme invité d’honneur de Paysalia ?

Vraie réussite, Paysalia est devenu LE salon national du paysage. Nouveau partenaire de GL Events, nous y contribuons par trois événements majeurs : le concours national de reconnaissance des végétaux, dont l’organisation a beaucoup progressé, porte le message de la technicité de nos métiers. La participation de professionnels et de visiteurs lui donnera une nouvelle ampleur. Le carré des jardiniers, dont nous sommes partenaire exclusifs depuis le début, donne à une personne et à son équipe le statut de champion de la filière. Pour que le concours vive, nous souhaitons que d’une édition à l’autre, le jardin lauréat en inspire d’autres. Echo du programme cœur de ville, le thème de la place du village se prête à la mise en avant des idées des concepteurs, en préambule aux municipales. Enfin, le village Fleurs de France exprime un mot d’ordre : jouez groupés ! 37 producteurs avaient répondu présent en 2017, et 41 cette année. L’idée de faire corps, sans interdire à chacun de défendre ses couleurs, passe très bien.

Comment l’interprofession a-t-elle pu trouver sa place dans le pilotage du programme Action Cœur de ville, puis dans son sous-ensemble « Réinventons les cœurs de ville » ?


D’abord grâce à une opportunité humaine, dès le démarrage du programme au printemps 2018. Notre délégué général Jean-Marc Vasse, par ailleurs maire d’une commune normande, connaissait le préfet Rollon Mouchel-Blaisot avant son arrivée au ministère de la cohésion des territoires, aux commandes d’Actions Cœur de Ville. Sensible au végétal, il a immédiatement compris l’intérêt de la présence de l’interprofession dans le pilotage du programme. De son côté,  Val’hor cherche les opportunités qui permettent de porter son message à l’extérieur de la filière, et notamment vers les collectivités. Allons au feu !


Commencez-vous à récolter les fruits de cette politique ?


Pour la première fois en 2018, l’interprofession a participé au salon international de l’immobilier d’Ile-de-France, sur le thème de la Ville résiliente. Nous avons eu la bonne surprise de trouver une salle pleine : oui, le végétal suscite un intérêt.


Quelle place occupe Val’hor dans le dispositif Action Cœur de ville ?

Nous sommes entrés dans le programme à deux titres : Jean-Marc Bouillon, président d’honneur de la fédération française du paysage, siège au conseil d’orientation présidé par la ministre. Michel Audouy, secrétaire général de Val’hor, participe au comité de pilotage de Réinventions les cœurs de ville. Une convention de partenariat signée en juin encadre cette participation. Certes, nous occupons une place modeste, parmi de nombreux autres acteurs de la ville. Personne n’attendait le végétal. Mais Rollon Michel-Blaisot a su mettre ne place un système participatif, où chacun s’exprime comme apporteur de solutions.


En quoi le thème du programme vous inspire-t-il ?

Les grandes métropoles comme Paris, Lyon, Nantes, Grenoble ou Bordeaux ont déjà prouvé leur sensibilité au végétal. Doté de 5 milliards d’euros, le programme Cœur de ville nous offre l’opportunité de toucher 222 communes moyennes. Plusieurs d’entre elles ont déjà franchi un premier pas grâce aux victoires du paysage : je pense à Niort et Bar-le-Duc.


Espérez-vous qu’à partir de ce précédent, un effet de déclic conduise les pouvoirs publics à solliciter spontanément le monde du paysage pour contribuer à définir la politique de la ville ?

Je crois à une vraie prise de conscience, et je rends hommage à l’engagement de Jean-Marc Bouillon sur ce sujet. En vue des prochaines élections, je vois de plus en plus de candidats solliciter des paysagistes concepteurs, en quête d’idées pour imaginer la ville de demain. Les écologues ne détiennent pas toutes les réponses. Il s’agit d’un enjeu majeur pour les municipales.


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