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Paysagistes Premiers pas vers un statut Paysagistes Premiers pas vers un statut

ELISABETH ALLAIN-DUPRE |  le 07/02/1997  |  BâtimentAménagementEspaces vertsArchitectureInternational

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-Nouveau président de la Fédération française du paysage, Henri Bava veut « installer » une profession jeune et en plein développement.

Pas de crise de la commande pour les architectes-paysagistes. Bien au contraire, cette profession longtemps marginale connaît un développement exponentiel depuis une quinzaine d'années, sous la pression d'une demande multiforme qui la confronte à toutes les échelles de l'aménagement des villes et du territoire. La tendance est durable selon Henri Bava, membre du groupe Ter et président de la Fédération française du paysage (FFP) depuis le printemps dernier : « au moment où le paysage des villes et des campagnes explose sous l'accumulation désordonnée des objets et des infrastructures, la forme de pensée transversale que proposent les paysagistes sera de plus en plus mise à contribution pour relier les différentes logiques sectorielles ».

La FFP compte bien s'appuyer sur ce contexte porteur pour remplir les objectifs prioritaires qu'elle s'est fixé : d'une part mieux « installer » une profession jeune et riche de sa diversité mais dont la perception est un peu floue ; d'autre part contribuer plus activement au débat public sur les questions de paysage et, plus largement, de territoire. Sur ce dernier point en effet, fait observer Henri Bava, « si quelques individualités fortes s'imposent, les paysagistes sont collectivement très en retrait du débat ». La nouvelle version du trimestriel « La feuille du paysage », éditée par la Fédération, traduit bien cette volonté de porter le débat sur la place publique, en attendant les troisièmes assises nationales qui, les 13 et 14 mai prochains, seront à l'écoute des attentes de la maîtrise d'ouvrage.

Une pluralité d'origines et d'expériences

Regroupant depuis 1982 dix associations régionales d'architectes-paysagistes, la FFP représente assez bien la profession au travers de ses quelque 400 adhérents (sur 800 à 1 000 paysagistes recensés) : libéraux intervenant comme conseils et comme maîtres d'oeuvre, salariés au sein des Caue ou des services techniques de villes, diplômés des écoles reconnues (1) ou plasticiens, botanistes, forestiers, architectes, etc. convertis au paysage... Bref, une pluralité d'origines et d'expériences qu'autorise la réglementation légère de la profession, les compétences liées au port du titre, directement traduit de l'anglo-saxon landscape architect, étant définies au plan international par le BIT. L'absence de reconnaissance officielle qui est le revers de cette liberté pèse surtout sur les paysagistes titulaires d'un diplôme non reconnu par la Fondation européenne pour l'architecture du paysage (EFLA). A leur intention, la FFP a mis sur pied un jury paritaire constitué de personnalités qualifiées qui délivre le titre d'architecte-paysagiste habilité par la FFP . Le premier de ces jurys a ainsi «reçu» le 5 décembre cinq des sept postulants au titre, dont Florence Robert, auteur des jardins du siège Nestlé-France à Noisiel. Mais Henri Bava ne cache pas que cette démarche attendue (60 dossiers de candidature...) est un premier pas vers la mise sur pied d'un office de qualification et la définition d'un code de déontologie. Pas de visées corporatistes pour autant précise-t-il, mais le souci de prévoir l'avenir de la profession : «au rythme des sorties d'écoles actuelles, nous serons 2 000 en 2005», et d'organiser sa diversification.

Dotée depuis peu d'un permanent, la Fédération voudrait aussi offrir à la profession tous les services attendus d'une organisation professionnelle (assurances, assistance juridique, soutien à l'export, etc.) mais souffre ici d'un cruel manque de moyens, un peu à l'image de ces paysagistes débordés de commandes mais toujours en délicatesse avec leur banquier parce que les honoraires au pourcentage de travaux ne rendent pas justice à leur investissement. Au-delà d'une nécessaire organisation de la profession, c'est bien la question d'une juste évaluation de son travail qui est posée.

Photo : Henri Bava, président de la FFP : «Mettre sur pied un office de qualification et la définition un code de déontologie.» La profession de paysagiste ne subit pas de crise de la commande. Au contraire, elle se développe de façon exponentielle.

(1) Ecole nationale supérieure du paysages (ENSP) de Versailles ; Ecole d'architecture et de paysage de Bordeaux, Ecole nationale d'ingénieurs des techniques de l'horticulture et du paysage d(ENITHP) d'Angers ; Ecole supérieure d'architecture des jardins (Esaj) à Paris XXe.

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