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Paysages Accueillir sans détruire

le 10/10/1997  |  EnvironnementCollectivités localesAménagementHéraultFrance

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A quel coût peut-on concilier développement touristique et protection des grands sites ou espaces naturels ?

Réunis à la pointe du Raz, à la mi-septembre, les professionnels concernés par la gestion des grands sites (urbanistes, architectes, élus et fonctionnaires locaux...) ont souhaité que ceux-ci fassent l'objet d'un projet global de réhabilitation formalisé par « une convention d'objectifs et de moyens » entre l'Etat et les acteurs locaux. Ils souhaitent par ailleurs l'attribution d'un label « grand site national » qui pourrait être réversible et serait accompagné d'un cahier des charges contractuel.

Généraliser la fonction de directeur de site

A la demande du ministère de l'Environnement, la section française de l'ICOMOS (Conseil international des sites) a mené pendant un an une réflexion sur l'accueil, l'aménagement et la gestion des grands sites.

Deux constats s'imposent. D'abord, ceux-ci sont particulièrement variés et méritent d'être traités individuellement, en tant que tel. Or l'antinomie entre ce particularisme et la standardisation des équipements actuels (parkings, bâtiments d'accueil...) est flagrante.

Très divers (pouvant ou non inclure des villages ou des éléments bâtis), les grands sites le sont également du point de vue foncier (parfois propriétés communales ou publiques, ils sont le plus souvent constitués de terrains privés, morcelés entre de multiples propriétaires), ce qui nuit à l'unité de gestion dont ils auraient besoin pour faire face aux problèmes de conservation et de mise en valeur posés par leur forte fréquentation. C'est pourquoi la fonction de « directeur de site » devrait être généralisée.

Associer la dimension économique au projet

« La valorisation touristique de nos espaces naturels doit être raisonnée et soucieuse de l'avenir », déclare Pierre Aguiton, président de l'association Rivages de France, qui vient d'organiser, à Lattes (Hérault), les Assises nationales des collectivités gestionnaires d'espaces naturels. Gérant les 400 sites du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres (qui font face chaque année à l'affluence de cinq millions de visiteurs), Rivages de France s'interroge sur les moyens de concilier le développement touristique et la protection de l'environnement.

Le réaménagement de la pointe du Raz (1), par exemple, illustre une opération de restauration particulièrement exemplaire. « En associant la dimension économique au projet, elle a été plus facilement acceptée et portée par les collectivités locales » souligne Emmanuel Michau, délégué pour la Bretagne du Conservatoire du littoral. Mais la qualité a un coût : le dossier des travaux est passé de 35 à 54 millions de francs. « Il faut arriver à faire comprendre que l'on puisse dépenser de telles sommes pour un site naturel, alors qu'on y est davantage habitué pour un monument historique », conclut Emmanuel Michau.

(1) « Le Moniteur » du 31 janvier 1997, p. 40.

PHOTO : La qualité a un coût :

le dossier de réaménagement de la pointe du Raz est passé de 35 millions à 54 millions de francs.

Qu'est-ce qu'une opération « grand site » ?

Une OGS (opération « grand site ») ne revêt par elle-même aucun caractère juridique. Il s'agit, en partenariat avec les collectivités locales et grâce au suivi et au concours financier de l'Etat, de compléter la loi du 2 mai 1930 sur les sites qui ne prévoit pas de mesure d'accompagnement budgétaire spécifique pour assurer la restauration et l'entretien des sites classés. Une OGS comprend deux phases distinctes : les études préalables à la définition du projet et les travaux. Chacune comporte une intervention financière conjointe des instances publiques communautaires ou de l'Etat et éventuellement du secteur privé (mécénat). La part de l'Etat, gérée par la Direction de la nature et des paysages au ministère de l'Environnement, n'excède pas, le plus souvent, la moitié des dépenses financée dans chaque phase.

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