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Paysage : solidarité autour de l’école de Blois
L'Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage, à Blois. - © © C. Le Toquin / ensnp

Paysage : solidarité autour de l’école de Blois

Laurent Miguet |  le 10/07/2014  |  AménagementYvelinesFrance entièreNordGironde

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Exclue du projet de décret sur la création du diplôme d’Etat de paysagiste (DEP), l’Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois inspire un mouvement de solidarité des professionnels et des étudiants.

La tension monte autour du statut de l’Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois (ENSNP), avant la réunion du 16 juillet entre sa direction et la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle. Le projet de décret à paraître cet été sur le diplôme d’Etat de paysagiste a mis le feu aux poudres : le texte « ne mentionne pas explicitement l’ENSNP comme étant autorisée à délivrer ce diplôme », souligne la pétition en cours de circulation, initiée par l’Union française des étudiants du paysage. L’habilitation de Blois à délivrer des DEP suscite le soutien de la Fédération française du paysage et de l’association des paysagistes conseil de l’Etat. Le projet de décret étonne l’ensemble des écoles reconnues par la profession.

Solidarité entre les écoles

Et pour cause : « Dans la perspective de la création de ce diplôme d’Etat, les quatre écoles de Lille, Versailles, Bordeaux et Blois ont mis au point ensemble, pendant neuf mois, le référentiel du métier, des compétences et des formations », rappelle Marc Claramunt, directeur de l’ENSNP, la seule des quatre à relever du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche – la Culture exerce sa tutelle sur Lille et Bordeaux, tandis que l’agriculture chapeaute Versailles. Le conseil d’administration de l’établissement de Blois a approuvé à l’unanimité son intégration dans le décret. Son absence placerait l’établissement dans un imbroglio pour la prochaine rentrée : les recrutements engagés jusqu’à la fin juin se sont placés dans la perspective du DEP. A partir de cet automne, les trois autres écoles vont s’engager dans un processus d’accréditation qui, en cas de confirmation, laisserait l’ENSNP sur le bord de la route.

Délicate intégration à l’Insa

Soucieux de préserver sa spécificité d’école de conception dans un contexte de difficile harmonisation européenne, l’établissement de Blois se trouve face à un second défi : son intégration à l’Institut national des sciences appliquées du Centre Val de Loire. Sans remettre en cause ce mariage, Marc Claramunt rappelle les difficultés objectives du rapprochement entre des formations axées d'un côté sur l'industrie, de l'autre sur les sciences du vivant. Les négociations en cours pour une intégration bien vécue demanderont donc du temps : l’ENSNP espère aboutir en septembre 2015, tandis que l’Etat fixe l’objectif à janvier 2015. « Nous subodorons un lien entre la défiance de notre tutelle à propos du DUP et la rébellion qu’elle nous prête au sujet de l’intégration à l’Insa, processus dans lequel nous sommes pourtant bien engagés », analyse Marc Claramunt.

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