Entreprises de BTP

Pavillon Français de l’Exposition Universelle 2010, suite

Suite à l’article «Bisbilles autour du pavillon français de l’Expo Universelle», qui relatait la plainte déposée par un groupement d’entreprises françaises et chinoise qui contestait les conditions de l’attribution de la construction du pavillon français pour l’Exposition universelle de Shanghai en 2010, José Frèches, président de la Cofrès (Compagnie Française pour l’Exposition Universelle de Shanghai) nous a fait parvenir le droit de réponse.

« Face aux allégations d’un groupement d’entreprises conduit par la société Levaux qui n’a pas été retenu pour la construction du Pavillon France à l’exposition universelle de Shanghai, la Compagnie Française pour l’Exposition Universelle (COFRES) souhaite faire la mise au point suivante.

La COFRES a lancé le marché de travaux pour la construction du Pavillon France à l’exposition universelle de Shanghai selon la procédure du « dialogue compétitif ».

Cette procédure est prévue par la directive communautaire n°2004/18 du 31 mars 2004. Elle vise à optimiser la commande publique dans les cas des projets complexes et cadre parfaitement aux nécessités de transparence et de choix non discriminatoires dans des délais particulièrement contraints, comme c’est le cas pour le Pavillon de la France qui doit être ouvert au 1er mai 2010.

De fait, c’est au terme d’un dialogue compétitif que la COFRES, qui s’est adjoint les services d’Algoe comme Assistant à Maîtrise d’ouvrage (AMO) a sélectionné l’architecte Jacques Ferrier en mars 2008 pour la construction et la scénographie du pavillon de la France.

Le dialogue compétitif mis en cause par le groupement de Levaux a été encadré selon des procédures et des étapes précises et identiques pour tous les candidats. Le « dialogue compétitif » concerné a débuté le 1er avril 2008 pour s’achever le 29 septembre 2008. Cinq réunions d’explication et de discussion ont eu lieu. Selon le principe de la Charte du « dialogue compétitif », 50.000 euros de dédommagement sont versés aux entreprises non retenues ayant participé activement au dialogue.

S’agissant du choix de l’entreprise parmi les quatre qui ont concouru, deux critères ont présidé au choix de la COFRES, conformément au règlement de consultation. Le premier critère qui compte pour 50% du total regroupe la qualité, la conformité et la fiabilité du projet.

Le second, pour l’autre moitié, se fonde sur l’économie du projet.

Le choix de la COFRES s’est donc naturellement porté sur l’entreprise la mieux-disante, proposant une construction de qualité du Pavillon en 11 mois, qui s’avère également la moins chère en termes de prix exprimés en valeur absolue. La proposition retenue est 20% moins onéreuse que celle du groupement d’entreprises de la société Levaux.

Dans ce contexte, la COFRES ne peut que regretter et contester les accusations de « graves irrégularités » énoncées par le groupement d’entreprises précité. De telles allégations, dont la COFRES fait étudier par ailleurs le caractère diffamatoire, ne font que porter atteinte à l’image du Pavillon de la France, projet national. »

José Frèches, président-directeur général de la COFRES

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