En direct

Patrick Ollier défend son point de vue sur l’éolien

Defawe Philippe |  le 22/03/2005  |  France SantéTechnique

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

France
Environnement
Santé
Technique
Valider

Accusé de vouloir "tuer l'éolien", le président UMP de la puissante commission des Affaires économiques de l'Assemblée réplique qu'il veut seulement "organiser l'installation des éoliennes" et non pas la bloquer.

Le président UMP de la puissante commission des Affaires économiques de l'Assemblée, Patrick Ollier, se défend de vouloir "tuer l'éolien", à l'occasion de la seconde lecture du projet de loi d'orientation sur l'Energie qui commence mercredi en plénière.

Interpellé par les industriels regroupés au sein du Syndicat des énergies renouvelables (SER) sur un amendement au projet de loi, adopté par la commission à son initiative, Patrick Ollier, se défend de vouloir "tuer l'éolien".

C'est un combat que je mène depuis deux ans", rappelle-t-il dans un entretien avec l'AFP. "Si on était dans la situation du Danemark, où 82% de la production d'électricité est d'origine thermique et émettrice de CO2, peut-être aurais-je une position différente", explique-t-il.
Mais en France "95% de notre production d'électricité ne rejette pas de CO2", le principal gaz à effet de serre, dit-il, en faisant allusion au nucléaire qui fournit en gros 80% du courant français et à l'hydroélectricité (environ 15%).
"Pour les 5% qui nous manquent, je ne veux pas qu'on ruine des paysages prestigieux, uniquement pour faire plaisir à un certain nombre d'installateurs (d'éoliennes) qui, à juste titre, défendent" leurs intérêts.
"A partir de là je veux qu'on réglemente pour éviter le développement anarchique" des éoliennes "car nous n'avons pas besoin d'un tel développement aujourd'hui en France" de cette forme d'énergie, poursuit-il.

Qualifié de "nucléocrate" par les écologistes, M. Ollier déclare "assumer totalement" cette réputation. "Je suis tout à fait favorable au nucléaire, dit-il, je souhaite non seulement que le nucléaire conserve la part qu'il a aujourd'hui (en France dans la production d'électricité et dans le bilan énergétique global) mais à la limite, je souhaiterais qu'on l'augmente parce que, dans le monde entier, on ne connaît pas de production propre d'énergie aussi fiable que le nucléaire".
"Dans le cadre de cette stratégie, je suis aussi pour l'augmentation des barrages (hydroélectriques) (...), peut-être à raison de 2% dans les 5% qui nous manquent" pour avoir une production d'électricité sans rejets de gaz carbonique.

C'est dans ce cadre que doit s'inscrire "l'affaire des éoliennes", poursuit-il. "La spécificité française permet de bien gérer le problème, donc si des éoliennes doivent être construites, je suis d'accord, mais dans un cadre réglementé pour éviter la pollution des paysages".

Pourquoi l’éolien ne tourne pas rond en France ?



Jeudi 14 avril à 9 heures, Patrick Ollier et André Antolini, président du SER, répondront à cette question lors d’un débat organisé par nos confrères Enerpresse et le Bulletin de l’Industrie Pétrolière (BIP).

http://www.enerpresse.com

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil