Paysage

Passage de relais pour la cause végétale

Un producteur succède à un distributeur à la présidence de l’association interprofessionnelle du végétal Val’hor. « Mais attention, à partir de minuit, tu représentes la cause. Oublie que tu es producteur », a déclaré Benoît Ganem, président sortant, au moment de passer le relais à Mikaël Mercier, au soir du 1er février.

Priorité au marketing ! La feuille de route triennale de la filière végétale, rendue publique le 1er février, s’appuie sur le constat paradoxal dressé par le cabinet Asterès dans l’étude livrée à l’automne 2017 : « Les français plébiscitent le végétal, mais ne le traduisent pas dans leurs achats », résume Mikaël Mercier. Président, depuis le 2 février, de l’association interprofessionnelle du végétal et du paysage Val’hor, il détecte un symptôme du malaise : « Combien de jeunes connaissent la date de la Sainte-Catherine et le dicton associé ? » Dès 2017, Val’hor a privilégié les consommateurs de demain, à travers une campagne d’1 million d’euros investis dans une série de séquences promotionnelles sur M6.

 

Montée en qualité

 

Toute en approfondissant cette démarche, l’interprofession prévoit de diversifier les cibles et les thèmes de ses campagnes. Mikaël Mercier espère « toucher les donneurs d’ordre publics » en leur rappelant que « face aux défis du climat, de la qualité de l’air et des inondations, il existe des solutions végétales ». Une montée en qualité accompagnera les investissements en marketing : « D’ici trois à quatre ans, nous nous fixons un objectif d’une vingtaine de produits labellisés Rouge, IGP ou bio », annonce le président, déterminé à conduire l’interprofession sur la voie de la réduction de son déficit commercial. 

 

Contexte porteur

 

La conjonction entre une conjoncture porteuse et une politique favorable aux filières encourage le président des 10 organisations professionnelles fédérées par Val’hor : « Jamais les pouvoirs publics n’ont autant parlé des interprofessions », se réjouit Mikaël Mercier. L’expérience récente des états généraux de l’alimentation a conforté cette analyse : « Nous avons su mettre nos objectifs sur le papier pour répondre à la commande de l’Etat, et cet exercice a contribué à nourrir notre feuille de route triennalle. En s’adressant aux clients, mais aussi au citoyen, l’interprofession prouve sa maturité ».

 

Profil fédérateur

 

Né la même année que la pépinière SCEA Mercier créée par ses parents dans le Nord-Finistère voici 47 ans, Mikaël Mercier a déjà prouvé sa prédisposition à la défense des causes collectives : membre du bureau de la coopérative Kerisnel qui regroupe 40 entreprises, il a exercé la fonction de secrétaire général de l’institut technique de l’horticulture Astredhor. A Val’hor dont il a rejoint le bureau en 2012 avant d’en devenir secrétaire général à l’automne dernier, il représente les coopératives de production réunies dans Felcoop.

 

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