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Paris veut investir un milliard d'euros par an jusqu'en 2007

DEVIGE-STEWART Thierry |  le 03/07/2003  |  Collectivités localesArchitectureAménagement

Trois piscines, 21.000 logements, 30 hectares de jardins... Bertrand Delanoë a détaillé l'ambitieuse politique d'investissements qu'il entend mener à Paris : un milliard d'euros par an pour les quatre ans à venir.
Le maire PS de Paris présentait, lors d'une conférence de presse à cinq jours de la discussion du budget modificatif 2003 de sa ville, un document inédit: son plan de crédits de paiements (soit, au contraire des autorisations de programme, les ressources réellement affectées aux opérations) jusqu'en 2007.
Les cabinets d'audit qui avaient mis à plat les comptes de Paris, après son arrivée à la tête de la mairie en mars 2001, avaient précisément préconisé la réalisation d'un tel plan pluriannuel, suggérant de passer d'une "logique budgétaire à une logique prospective".
Le total de l'investissement pendant sa mandature (2002 étant l'année de départ) atteindra, a souligné le maire, 5,58 milliards d'euros; soit une moyenne annuelle de 930 millions qu'il s'est plu à comparer au bilan de son prédécesseur: 568 millions d'euros.
La ville, a fait valoir le maire, a déjà consommé, sur ses exercices 2002 et 2003, 1,580 milliard. D'où le milliard annuel qu'il lui reste à mobiliser jsuqu'à la fin de la mandature.
"Un effort exceptionnel", a martelé M. Delanoë: 433 euros par an et par habitant, deux fois plus que la moyenne de l'équipe Tiberi, et nettement au-dessus des villes de plus de 100.000 habitants (344 euros).
Il a mis en avant deux secteurs qui lui sont chers: sport (crédits doublés, de 144 à 290 millions d'euros) et culture (dépenses passant de 180 à 380 millions).
Cette "dynamique", ce "volontarisme" se doubleront, a assuré M. Delanoë, de la "rigueur la plus exigeante". C'est "le temps de l'intelligence de la dépense".
Réaffirmant ses engagements de maintenir les taux d'impôts locaux jusqu'à la fin de son mandat et de garder la dette sous la moyenne des grandes villes, il a insisté sur la "traque à la dépense inutile" à laquelle se livre son équipe, et lui en premier chef, y compris en coupant dans les frais de fleurs qui ornent son bureau et celui de ses adjoints. "Je trouvais ça trop cher".
"Nous économisons 30 millions d'euros par an", s'est réjoui M. Delanoë, en affirmant que cette rigueur s'appliquait à tout le budget de fonctionnement de Paris.
Il répondait ainsi à son allié Vert Alain Riou qui, le matin même, avait salué le dynamisme de Paris en matière d'investissement, mais redit ses inquiétudes sur les dépenses de fonctionnement. Or "pas moyen de financer le fonctionnement avec de l'emprunt ou des cessions d'actifs".
M. Delanoë comme M. Riou ont observé que les grandes ambitions parisiennes supposaient la constance des partenaires que sont l'Etat et la région Ile-de-France (par exemple pour le projet de tramway).
M. Delanoë veut par ailleurs davantage de financements européens pour sa ville. "Ils sont peanuts aujourd'hui".

(avec AFP)

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