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Paris s’attaque aux passoires thermiques

NATHALIE MOUTARDE |  le 19/04/2013  |  ParisCollectivités localesBâtimentImmobilierPerformance énergétique

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Malgré les dispositifs mis en place par la Ville, peu de copropriétés ont encore engagé des travaux de rénovation énergétique. Les bailleurs sociaux, en revanche, tiennent le rythme de 4 500 logements traités par an.

En décembre dernier, la Ville de Paris a actualisé son plan climat adopté en 2007, confirmant les objectifs de réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre de 25 % à l’horizon 2020. Dans la mise en œuvre de cette volonté, les logements (un tiers de la consommation finale d’énergie du territoire parisien) constituent un enjeu majeur. Et notamment les copropriétés qui représentent 85 % du parc. Pour les sensibiliser aux travaux de rénovation thermique et les aider à « passer à l’acte », la municipalité a mis en place, dès 2008, différents dispositifs. Bilan : à fin 2012, une cinquantaine de copropriétés a voté des travaux. « Mais ceux-ci sont souvent de trop faible impact : 8 000 euros par lot, c’est le niveau au-delà duquel on ne passe pas, alors qu’il faut compter en moyenne entre 15 000 et 20 000 euros pour une rénovation énergétique globale », note René Dutrey, adjoint au maire de Paris, chargé du développement durable et président de l’Agence parisienne du climat. Pour Jean-Yves Mano, adjoint au maire chargé du logement, le problème de fond reste celui du financement. Les récentes mesures (1) pour aider les propriétaires sont accueillies favorablement mais jugées insuffisantes. « Avec les outils actuels, les objectifs du plan climat resteront hors de portée », estime René Dutrey.

En revanche, la rénovation énergétique du parc social suit son cours à raison de 4 500 logements en moyenne traités par an, malgré des contraintes patrimoniales fortes et la difficulté pour les bailleurs d’intervenir en site occupé. Autre point positif : tous ces travaux d’amélioration du patrimoine permettent d’identifier les bonnes pratiques et d’acquérir des compétences qui s’avéreront très utiles lorsque le plan de rénovation thermique enclenchera la vitesse supérieure.

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PHOTO - 716161.BR.jpg - © Ph. Guignard/air-images.net
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PHOTO - 714378.BR.jpg - © S.ROBISCHON/MAIRIE PARISapur
43 000 copropriétés

soit 1 055 000 logements répartis sur environ 60 000 immeubles détenus aux deux tiers par des propriétaires bailleurs. Consommation énergétique estimée entre 220 et 240 kWh/m 2 .an • 245 000 logements gérés par des bailleurs sociaux dont 220 000 loi SRU. Consommation énergétique : 205 kWh/m 2 .an • 63 % d’immeubles antérieurs à 1949.

JEAN-YVES MANO, adjoint au maire de Paris, chargé du logement

Plutôt que de verser des subventions aux copropriétaires pour financer les travaux de rénovation énergétique, je propose de mettre à leur disposition des financements issus des fonds d’épargne sous forme de prêts in fine : ils paieraient les intérêts tous les ans, le capital étant remboursé au moment de la cession ou de la transmission du patrimoine.
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(1) Relèvement des seuils d’accès aux aides de l’Anah, subvention de 1 350 euros pendant deux ans aux classes moyennes.

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