En direct

PARIS-ROISSY CDG Express pour la desserte de l'aéroport

JEAN-MICHEL GRADT |  le 26/01/2001  |  TransportsCollectivités localesParisProduits et matérielsTransports mécaniques

Le conseil économique choisit le fer

Pour la desserte directe de Roissy-Charles-de-Gaulle - sur 48 millions de passagers transitant par l'aéroport, 20 millions effectuent un trajet vers la capitale, lesquels passeront rapidement à 24 millions -, le conseil économique et social de la région (CESR) Ile-de-France, présidé par Jean-Claude Boucherat, s'est prononcé, le 18 janvier, en faveur du projet CDG Express mené par un groupement d'intérêt économique (GIE) associant RFF, la SNCF et ADP. En clair, ce sera le fer et non la route.

L'option du ministère

En novembre, Jean-Claude Gayssot, le ministre des Transports, avait déjà tranché dans ce sens. Mais le CESR assortit son avis d'une vive recommandation au GIE-CDG Express : raccorder le Parc des expositions de Villepinte, rejoignant ainsi la position de la chambre de commerce et d'industrie de Paris.

Quant à Roissy TTC, projet concurrent soutenu par la RATP et Scetauroute, il s'efface sans grande déception. En effet, Jean-Paul Bailly, le président de la RATP, a reconnu le lendemain, bon joueur, devant l'association des journalistes ferroviaires : « Notre projet est né avant celui de CDG Express. Mais je reconnais tout à fait le bien-fondé d'une liaison ferroviaire directe. »

CDG Express devrait donc relier, à l'horizon 2006-2007 et sur 25 km, la gare de l'Est à l'aérogare 2 de Roissy-CDG en moins de 20 minutes (via un tunnel de 10,4 km débouchant à Tremblay-en-France qui se connecte ensuite à l'aérogare), voire au Parc de Villepinte, qui génère à lui seul de 5 millions de voyageurs. Sous réserves de plus amples études économiques et d'avant-projet, l'estimation de coût (hors Villepinte) est de 5 milliards de francs sur le papier (1)...

Une somme qui semble bien faible, au regard des 11 milliards du bouclage de l'A86 Ouest par Cofiroute. Mais comme il ne figure pas contrat au plan Etat-région 2000-2006, le GIE devra faire appel au péage (annoncé entre 100 et 120 francs).

Pour Jacques Trorial, président de la commission transport et circulation du CESR, les principaux avantages du CDG Express sont l'absence de rupture de charge (enseignements tirés de l'échec d'Orlyval), la cohérence de CDG Express avec les options multimodales du PDU d'Ile-de-France (et avec l'interconnexion des TGV), son adéquation avec la priorité de la région donnée aux transports collectifs et la possibilité connexe de réaliser des investissements de rationalisation du pôle gare de l'Est, gare du Nord et Eole.

Reste à tenir ces engagements.

(1) Elles seront soumises à l'analyse du conseil des Ponts et Chaussées.

TRACE :

Le projet est estimé à 5 milliards de francs. Ce qui paraît peu, d'autant que le CSER veut ajouter un raccordement au Parc des expositions de Villepinte.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Hors-série Le Moniteur - Annuel Immobilier 2019

Hors-série Le Moniteur - Annuel Immobilier 2019

Presse - Vente au n°

Prix : 35.00 €

Voir

Batiprix Bordereau 2019 - 36 ème édition

Batiprix Bordereau 2019 - 36 ème édition

Livre

Prix : 98.00 €

Auteur : Groupe Moniteur

Voir

Hors-série AMC : 50 ans d'architecture

Hors-série AMC : 50 ans d'architecture

Presse - Vente au n°

Prix : 29.00 €

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur