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Paris Le chantier des Gobelins démarre

NORA HACHACHE |  le 07/02/1997  |  ParisFrance PatrimoineArchitectureEurope

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La restauration des Gobelins, manufacture royale créée en 1662 par Jean-Baptiste Colbert, va commencer par l'atelier du Nord. L'aménagement va permettre de libérer le bâtiment principal, dit « Formigé », destiné à devenir la vitrine des activités des Gobelins. Les hauts lissiers y tissent des tapisseries pour la reine du Danemark.

L'atelier du Nord existait déjà quand ont été installés en 1762 les premiers métiers de haute lisse. Le plan d'aménagement de Jean-Michel Musso, architecte en chef des Monuments historiques, prévoit un abaissement du sol et l'agrandissement des fenêtres afin de donner plus de lumière. Sur les façades, l'enduit au mortier qui recouvre actuellement la pierre sera remplacé par de l'enduit au plâtre gros, tel qu'on le faisait au XVIIIe siècle, et recouvert de badigeon coloré.

Doublement de la toiture

Pour la couverture, Jean-Michel Musso souhaite doubler la toiture actuelle en tuiles plates. Il explique : « La pente de toit est insuffisante avec ce type de tuile, et il y a un risque de non-étanchéité. Aussi, une sous-toiture en cuivre à tasseaux, parfaitement étanche, sera placée sous les tuiles. »

Enfin, à l'extérieur, une galerie de facture plus contemporaine, en charpente d'iroko avec des grands vitrages fixes et des stores à lames de bois, reliera l'atelier du Nord à l'atelier Berbier-du-Mets.

Consolidation des structures

Le bâtiment Berbier-du-Mets pose « de terribles problèmes, indique Jean-Michel Musso. Les charpentes sont dans une situation de péril grave. Il faut refaire le toit et consolider les poutres et la structure générale ». Le procédé Rénofors, un système de régénération par béton de résine époxy avec armature de fibre de verre, qui donne une résistance exceptionnelle au bois, sera utilisé. Parallèlement est prévu un système de drainage afin de lutter contre les remontées capillaires. Pour finir, la façade sera reprise à l'enduit de plâtre et badigeon, et les fenêtres à guillotine du XVIIIe seront conservées.

Restera alors la part de roi de l'aménagement des Gobelins : la transformation en vitrine du bâtiment conçu par l'architecte Camille Formigé et construit entre 1910 et 1914. Jean-Michel Musso a entrepris une recherche méticuleuse pour retrouver la polychromie d'origine des murs intérieurs qui sera reconstituée, et a revu la circulation afin qu'elle s'adapte à la visite du public. L'entrée par le jardin sera restituée et deux ascenseurs seront installés. Toitures et menuiseries seront refaites, et les façades nettoyées. Quant à l'aménagement muséographique, il n'est pas encore défini.

FICHE TECHNIQUE

Maîtrise d'ouvrage : ministère de la Culture, direction des arts plastiques.

Conduite d'opération : service national des travaux.

Architecte : Jean-Michel Musso, assisté de Laetitia Morand.

BET : Seychaud et Metz.

Coût : entre 70 et 80 millions de francs.

Démarrage de chantiers : février 1997 pour l'atelier du Nord, fin 1997 pour Berbier-du-Mets, fin 1999 pour Formigé.

Entreprises retenues pour l'atelier du Nord : Léon Noël (maçon, gros oeuvre), Charpentiers de Paris (charpentes et menuiseries), UTN (couverture).

MAQUETTE :

Maquette de la manufacture royale des Gobelins. Un plan d'aménagement de Jean-Michel Musso, architecte en chef des Monuments historiques.

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