En direct

Paris La tour de Jussieu remise aux normes de sécurité
PHOTO - Tech73 acier jussieu1.psd - © Gerald Bloncourt/Rue des Archives

Paris La tour de Jussieu remise aux normes de sécurité

CAROL MAILLARD |  le 16/10/2008  |  RéalisationsAcierSécurité et protection de la santéRénovationGros œuvre

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Réalisations
Acier
Sécurité et protection de la santé
Rénovation
Gros œuvre
Normes
Architecture
Bâtiment
Travaux publics
Professionnels
Immobilier
Produits et matériels
Technique
Réglementation
Equipement
Valider

Après désamiantage, la tour a été déshabillée de sa façade, puis la structure acier protégée du risque incendie, avant d’être revêtue d’une nouvelle peau plus performante.

La tour centrale de Jussieu se dresse au cœur du campus universitaire, à Paris-Ve. Erigée en 1971 par les architectes Cassan, Coulon et Richard, selon les plans d’Edouard Albert – le concepteur de l’ensemble du campus réalisé entre 1964 et 1968 –, elle fait l’objet depuis 2006 d’une rénovation complète conduite par Thierry Van de Wyngaert Architectes Associés, après une longue opération de désamiantage. Le travail de réhabilitation prévoit la conservation de l’intégralité de la structure en acier ainsi que des planchers en acier et béton. L’objectif principal est d’assurer une mise en conformité totale de l’ossature et des façades aux normes thermiques et de sécurité en vigueur.

Un noyau central en béton armé

Cet immeuble de grande hauteur à vocation administrative s’élève à 90 mètres de hauteur et s’organise selon un plan carré de 23 m de côté. Il comprend vingt-quatre étages, le niveau de sous-sol permettant l’accès des camions de pompiers et le rez-de-chaussée intégrant une zone d’accueil. Si les niveaux courants logent des bureaux, les deux derniers étages, dévolus à la présidence de l’université, abritent surtout des salles de réunion. Un noyau central en béton armé de 12 m x 12 m renferme les dessertes verticales (un escalier et quatre ascenseurs), les sanitaires et les gaines techniques.

Des allèges traitées coupe-feu

La structure de la tour, rejetée sur l’extérieur, se compose de lignes de quinze colonnes en acier par côté, dotées de sabots permettant d’accrocher les poutres des planchers qui supportent des dalles en béton. La première phase de travaux a consisté à démonter l’ensemble des façades, pour ne conserver que le « squelette » structurel en acier et en béton, afin de le traiter contre l’incendie. A noter que les colonnes en métal étaient déjà remplies de béton.

Toutes les pièces en acier (colonnes, sabots et poutres) sont d’abord décapées par sablage à l’aide de plates-formes élévatrices extérieures. Ces éléments métalliques sont ensuite recouverts d’une couche de peinture antirouille, puis de plusieurs couches de peinture intumescente et enfin d’une peinture de finition.

Suit la mise en œuvre, du haut en bas de la tour, du mur-rideau qui a été entièrement préfabriqué en usine, par blocs menuisés en aluminium de 1,50 m de large par 3,10 m de haut. Chaque bloc vitré comprend une allège pleine traitée coupe-feu, entre les planchers bas et haut. Elle est formée d’un verre extérieur sérigraphié, d’un vide, d’un isolant en laine de roche, d’une plaque d’acier et d’un panneau BA 13. « Ces blocs se composent de trumeaux affinés et d’allèges surbaissées par rapport aux anciennes façades déposées. Ce système permet d’augmenter les surfaces de vitrages et d’offrir ainsi une vision panoramique sur l’environnement alentour exceptionnel », explique l’architecte Thierry Van de Wyngaert. La protection incendie est renforcée, à l’intérieur, par la mise en œuvre aux deux tiers du plan d’une cloison de recoupement en plâtre qui s’élève sur la hauteur de l’édifice et le partage en deux zones distinctes (nord et sud). A chaque niveau, les circulations bordant le noyau sont protégées et les sanitaires agrandis sont accessibles aux handicapés.

Maîtrise d’ouvrage : Etablissement public du campus de Jussieu.

Maîtrise d’œuvre : Thierry Van de Wyngaert architecte, avec Véronique Feigel, architecte associée.

Bureau d’études : Coteba (mandataire), Façades 2000 (sous-traitant, façades).

Economiste : Cabinet Voutay.

Entreprises : Snadec (dépose et désamiantage), Campenon Bernard Construction (structures - corps d’états techniques et architecturaux), Rinaldi Structal (mur-rideau), Roth (peinture intumescente).

Surface : 11 400 m2 HON.

Montant des travaux : 22, 4 millions d’euros HT.

Livraison prévue : 1er trimestre 2009.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Code commenté de la commande publique

Code commenté de la commande publique

Date de parution : 09/2019

Voir

Histoire de l’architecture agricole

Histoire de l’architecture agricole

Date de parution : 07/2019

Voir

Règlement de sécurité incendie ERP avec historique des versions

Règlement de sécurité incendie ERP avec historique des versions

Date de parution : 07/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur