Aménagement

Paris : contre une opposition remontée et un préfet mitigé, le projet de réaménagement des voies sur berge approuvé

Le Conseil de Paris a approuvé le projet d’aménagement des berges de la Seine mardi 8 février

Les habitants du 7e arrondissement, les Medef d’Ile-de-France, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, l’UMP de Paris, des sondages hostiles, ces derniers jours, les avis négatifs sur le projet d’aménagement des voies sur berge de la capitale s’étaient multipliés (voir nos articles). Des avis focalisés sur la question des reports de circulation entraînés par la fermeture des quais bas rive gauche. L’avis du préfet de police de Paris semblait dès lors déterminant. Mitigé, cet avis rendu mardi 8 février n’a pas empêché la majorité municipale d’approuver le projet.

Rive gauche contre rive droite

Devant le conseil de Paris, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a considéré positivement les aménagements rive droite où « aucun élément ne paraît fonder un avis défavorable ». De ce côté-là de la Seine, la mairie veut transformer la voie Georges-Pompidou en boulevard urbain avec l’introduction de feux, le rétrécissement des voies et l’accès plus facile pour les piétons (voir photo). La capacité de trafic maximale y sera réduite de 25%, passant de 4.000 à 3.000 véhicules par heure.
« En revanche », a poursuivi le préfet, « la situation me paraît nettement plus compliquée rive gauche (au niveau du Palais-Bourbon, ndlr) car aujourd’hui sur les 3.600 véhicules enregistrés aux heures de pointe, les 2/3 empruntent les quais bas, dont la fermeture est envisagée d’un seul tenant ».
Une situation à laquelle Anne Hidalgo la première adjointe chargée de l’urbanisme avait apporté une solution : qu’une 4e voie de circulation serait aménagée sur les quais haut pour compenser la fermeture en bas.
« Je sais gré à la ville d’avoir pris conscience de cet enjeu et d’avoir proposé une file de passage supplémentaire sur 200 mètres » a reconnu M. Gaudin. Il maintient toutefois que le débit de circulation y restera fort, redoutant toujours des répercussions avec des effets « en cascade sur les carrefours et les voies avoisinants ».

Retour en arrière

Tous les amendements de l’opposition : aménagement en deux temps (en commençant par aménager les berges en aval entre la Concorde et le Pont de l’Alma, puis en amont entre le musée d’Orsay et le pont de la Concorde) notamment mais aussi saisine de l’Atelier international du Grand Paris ont été rejeté.
Bertrand Delanoë a quand même concédé qu’un retour en arrière était évidemment possible si jamais ce nouvel aménagement ne fonctionnait pas.
Place désormais à l’enquête publique qui devrait être lancée mi-mars.

 

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