En direct

Paris a attribué 12.000 logements sociaux en 2004

Defawe Philippe |  le 24/06/2005  |  Seine-et-MarneVal-d'OiseYvelinesParisSeine-Saint-Denis

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Seine-et-Marne
Val-d'Oise
Yvelines
Paris
Seine-Saint-Denis
Val-de-Marne
Essonne
Hauts-de-Seine
Aménagement
Logement social
Logement
Education
France
Immobilier
Architecture
Valider

Près de 4.700 logements sociaux ont été attribués par la ville (mairie de Paris, mairies d'arrondissement), 1.600 par la préfecture, 2.200 par l'office d'HLM (OPAC) et 4.000 au titre du 1% patronal détaille un rapport sur l'accès au logement social à Paris présenté jeudi par l'adjoint au maire Jean-Yves Mano.

Le nombre de demandeurs est de 102.750, en légère progression par rapport à 2003. Un tiers des demandes sont abandonnées au bout de quelques semaines, pour changement de situation. On estime donc qu'entre 12 et 14% des demandeurs bénéficient chaque année d'un logement.

Les familles monoparentales et les personnes seules (40%) sont particulièrement représentées parmi les demandeurs, même si on trouve aussi des seniors : "beaucoup ont vécu leur vie dans des chambres de service sans ascenseur", a remarqué M. Mano. En vieillissant, l'ascenseur devient pour eux "un élément important de choix".

La hausse de la demande est fonction de la hausse des loyers du parc privé (17,6 euros du m2 en 2004). D'ailleurs on constate une tendance à l'appauvrissement des ménages demandeurs, avec dans plus de 70% des cas des revenus inférieurs aux plafonds PLAI (1.122 euros par mois, soit l'équivalent du SMIC pour une personne). "La situation sociale se reflète dans les attributions que l'on fait", souligne M. Mano, qui note une "demande relativement faible" des classes moyennes.

A Paris, la demande est globalement plus importante qu'ailleurs : 8% des ménages parisiens, contre à peine plus de 2% dans toute la France.
Traditionnellement, deux-tiers des demandes émanent de résidents des sept arrondissements de l'est de la capitale. 43% des demandeurs vivent dans des logements "suroccupés", c'est-à-dire avec plus d'une personne par pièce.
Le taux de rotation est particulièrement faible (6% à Paris, contre 10,8% en France), et notamment dans les rares grands appartements.

Il est vrai qu'on ne peut obliger quelqu'un à quitter un logement social : quelle que soit l'évolution de la famille, "il y a droit au maintien dans les lieux", et "le critère de revenu n'est pas un critère de rupture de bail", remarque M. Mano.
Enfin l'adjoint au maire a regretté l'impossibilité pour la mairie d'accéder au fichier des logements vacants, ce qui empêche, dit-il, "de faire des propositions aux propriétaires".
(avec AFP)

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Mener une évaluation environnementale

Mener une évaluation environnementale

Date de parution : 11/2019

Voir

Permis de construire et autorisations d'urbanisme

Permis de construire et autorisations d'urbanisme

Date de parution : 06/2019

Voir

Droit de l’Aménagement, de l’Urbanisme, de l’Habitat – 2019

Droit de l’Aménagement, de l’Urbanisme, de l’Habitat – 2019

Date de parution : 06/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur