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Parement marbre et béton pour un bâtiment universitaire
L'entrée du bâtiment M6A-1 depuis l'avenue de France - © © Nicolas Borel

Parement marbre et béton pour un bâtiment universitaire

Dora Courbon |  le 10/07/2013  |  ParisProduits et matérielsERPBétonTechnique

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Le bâtiment  M6A-1, extension de l’Université Diderot-Paris 7, est implanté depuis septembre 2012 dans la ZAC Paris Rive Gauche dans le 13e arrondissement. La mise en œuvre du marbre reconstitué et du béton qui composent sa façade trompe la vue en jouant sur les teintes, les dimensions et les textures.

La réalisation (1) se positionne sur un site urbain complexe, entre la rue Albert Einstein située au niveau naturel du sol et l’avenue de France construite au-dessus d'une voie ferrée, 8 mètres plus haut. Elle comprend trois niveaux de parking souterrains, un complexe sportif (constituant le socle de l’édifice) et une tour, accueillant bureaux et espaces de recherche, accessible depuis le parvis.

Pour concevoir le bâtiment universitaire haut de 8 étages, l’architecte Jean-Baptiste Lacoudre est parti d’un volume monolithique qu’il a évidé par endroits et recomposé afin de l’intégrer à l’espace public. Le thème de la pierre a aussi été retenu pour l’habillage du bâtiment. «Je souhaitais une façade minérale tout en évitant l’effet « carrelage » de la vêture classique» précise l’architecte.

Pour les sept étages supérieurs, son choix s’est porté sur des plaques de vêture en marbre reconstitué (94 % de marbre naturel, 6 % de résine) produite par Vetisol. Selon l’industriel, le matériau présente une résistance en flexion de 25 MPa, homogène sur toute la surface et supérieure à celle du marbre brut. A dimensions égales, les panneaux préfabriqués sont donc plus fins que les panneaux en pierre naturelle. Fixées mécaniquement à la façade, par l’intermédiaire de lisses en aluminium vissées sur une ossature verticale solidaire à la structure en béton, les plaques rainurées, épaisses de 14 mm, s’emboîtent sur un rail. Ce système permet de récupérer la planéité de la structure béton et de positionner les panneaux bord à bord sans laisser apparaître les fixations.

Dynamiser la façade

Les quelque 13 000 plaques nécessaires, dont les dimensions en largeur varient, ont été assemblées en 3 lits de hauteurs différentes. «Les dimensions ont été définies à partir des dimensions standards proposées par Vetisol, explique Anne Since de l’agence Lacoudre. Puis nous avons réalisé un calepinage aléatoire, le plus économique possible. » L’utilisation de deux types de panneaux, l’un présentant une granulométrie plus importante que l’autre, vient renforcer l’aspect aléatoire de l’assemblage et rompre l’uniformité de la façade. En associant deux teintes de blanc légèrement différentes, des effets d’ombre se créent et il devient difficile de reconnaître au premier coup d’œil le matériau utilisé.

Un calepinage aléatoire des panneaux de marbre
Un calepinage aléatoire des panneaux de marbre - © © Vetisol

Toujours dans le souci de dynamiser la façade, deux types de trumeaux ont été mis en œuvre pour encadrer les menuiseries : les uns en aluminium, les autres en marbre reconstitué. Conçus sur mesure, ils prennent soit la forme d’un « U » (entre deux fenêtres) soit la forme d’un « L » (pour les fenêtres isolées). Les baies accessibles pour pompiers, encadrées par des caissons en acier débordant en façade, se démarquent de l’ensemble des menuiseries.

Les panneaux de béton matricé et lasuré
Les panneaux de béton matricé et lasuré - © © Dora courbon

Les deux premiers niveaux du bâtiment, davantage exposés, sont quant à eux revêtus de panneaux béton rapportés, de 10 cm d’épaisseur (produits par Hanny). Le béton auto plaçant, coulé dans une matrice, présente une texture graphique de 4 mm de profondeur, comparable à des méandres. Teintés par une lasure grise (obsidienne 50 %), ils ont un aspect quasi métallique.

(1) Le tribunal administratif de Paris a annulé le permis de construire du bâtiment M6A-1, qui accueille des étudiants et des chercheurs depuis la rentrée 2012. L'architecte Jean-Baptiste Lacoudre, qui se penche pour la troisième fois sur le permis estime avoir "remporté le concours en respectant le programme. Nous avons une grande expérience dans les bâtiments publics et nous n’avons jamais dérogé à nos règles professionnelles. Il existe un problème de sémantique dans la notice de sécurité, nous le réglerons."

Pour consulter l'article sur l'annulation du permis de construire, cliquez ici.

Fiche technique

Partenariat public-privé

Personne publique : Université Paris Diderot

Maîtrise d’ouvrage : Udicité (Vinci)

Maîtrise d’œuvre : Jean-Baptiste Lacoudre et Anne Since (Agence Lacoudre Architectures)

Surface SHON : 15 300 m2 (+ parking : 4 200 m2)

Coût : 40 millions d'euros HT

Durée du chantier : 24 mois

Livraison : septembre 2012

Pose de la façade : GTM / les compagnons marbriers

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