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PACA Le tracé de la LGV dans la dernière ligne droite

J.-M. M. |  le 03/07/2008  |  France entièreTransportsBouches-du-RhôneAlpes-MaritimesVar

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Le 10 juillet, Réseau Ferré de France (RFF) devrait soumettre à l’Etat les conclusions de plusieurs études menées depuis près de 24 mois sur les différents tracés possibles de la future ligne à grande vitesse (LGV) Paca. Depuis le lancement officiel du projet, en 2005, cette infrastructure ferroviaire, qui mettra Nice à moins de quatre heures de Paris, fait l’objet d’un débat très vif au sein de la région. Il s’agit notamment de savoir si la LGV doit passer par Marseille, ou si elle doit emprunter le parcours le plus direct, en contournant la capitale régionale.

Le tracé littoral, dit « des métropoles du Sud » (qui desservirait Aix-en-Provence, Marseille et Toulon avant de rejoindre Nice), est soutenu par les élus de ces trois agglomérations, tandis que l’option « Côte d’Azur » (traversant le haut Var, en évitant Marseille et Toulon) compte de nombreux partisans dans la région niçoise. Les récentes déclarations du préfet de région qui s’est prononcé pour le scénario évitant Marseille, ont attisé les divergences. Michel Sappin a notamment estimé que la variante « Côte d’Azur » cumulait les avantages de rapidité maximale vers le haut Var et les Alpes-Maritimes, tout en permettant la desserte du golfe de Saint-Tropez. Autre avantage, cette solution éviterait d’engager « des travaux gigantesques », notamment la construction d’une gare souterraine et d’un tunnel à Marseille. Une économie qui permettrait de réduire de 1,5 à 2 milliards d’euros la facture globale du projet, estimée à 7,5 milliards euros.

Le maire de Marseille fait bouger les lignes

A la veille des propositions de RFF, Jean-Claude Gaudin a infléchi sa position. Dans un communiqué, le maire de Marseille répète que « le seul tracé concevable est celui des métropoles, parce que les hommes et les activités qu’il faut desservir sont là », mais il ne s’oppose plus au passage du TGV par le nord de sa ville. « Je considère qu’un tracé desservant la gare de l’Arbois (la gare Aix TGV, NDLR) répondrait effectivement au cahier des charges de la desserte de la métropole marseillaise », affirme Jean-Claude Gaudin.

Le maire de la cité phocéenne met cependant deux conditions à son ralliement. D’abord, que les études confirment le gain de 23 minutes sur le parcours Paris-Nice et l’économie de 1,7 milliard d’euros par rapport au passage par les gares marseillaises de Saint-Charles ou de la Blancarde. Autre exigence : que ce tracé s’accompagne de la réalisation simultanée de la desserte en transport en commun en site propre de Marseille vers l’aéroport, la gare TGV de l’Arbois et Aix-en-Provence. « Moyennant quoi, précise Jean-Claude Gaudin, ce tracé des métropoles serait le choix du réalisme, de la rapidité et comblerait aussi le retard d’infrastructures des transports en commun de l’agglomération marseillaise. »

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