Entreprises de BTP

Ouvriers non payés du métro parisien : la justice est saisie

Mots clés : Etat et collectivités locales - Hygiène et sécurité du travail - Réglementation - Transport collectif urbain

Suite aux révélations sur les conditions de travail des ouvriers de FH Service du chantier de la station Châtelet- les Halles, Jean-François Carenco, le préfet de la région d’Île-de-France a saisi, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, le procureur de la République de Paris en souhaitant que les responsables soient poursuivis.

La situation de la trentaine d’ouvriers de la société FH Service, sous-traitant de la société SOGEA Travaux Publics Île-de-France (SOGEA TPI) missionnée par la RATP pour réaliser des travaux de grande ampleur concernant l’aménagement des espaces publics, des voiries souterraines de transport par voie ferrée et des circulations au sein de la station de métro Châtelet les Halles, va être  examinée par la justice.

La RATP a annoncé avoir décidé de porter plainte contre X « pour le préjudice subi » et affirmé avoir rempli « ses obligations contractuelles » vis-à-vis de Sogea. De son côté, le Préfet de Paris, Jean-François Carenco a déclaré avoir saisi le procureur de la République de Paris en souhaitant que les responsables soient poursuivis.

« Il est inadmissible que dans notre société, les droits des salariés soient ainsi bafoués. En tant que représentant de l’État, garant de ses lois mais aussi de la cohésion sociale de notre pays, je ne peux rester sans réagir. Il en va de la dignité de ces personnes », a souligné Jean-François Carenco.

La préfecture détaille par ailleurs les infractions commises par la société FH Service : « elle emploie une trentaine de salariés dont 5 de nationalité étrangère qui ne disposent pas d’autorisation de travail. En outre, des salariés ne bénéficient pas de contrat de travail écrit, de bulletins de paie et leur rémunération depuis plusieurs mois est versée partiellement. Néanmoins, leur employeur renouvelle régulièrement des promesses de paiement conduisant à mettre les salariés en situation de vulnérabilité contrairement aux dispositions de l’article 223-15-2 du code pénal ».

De son côté, Vinci, maison-mère de Sogea TPI don FH Service est un sous-traitant, devait étudier jeudi 26 janvier « les conditions d’une embauche » des salariés concernés.

 

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  • - Le

    exploitation de la misère...

    Merci à ces dirigeants d’entreprises, merci aux réglementations européennes qui permettent l’exploitation de la main d’oeuvre étrangère… Il est urgent de remettre toutes ces règles à plat pour le bien commun !
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