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Organisation : la réhabilitation d'une copropriété complexe

-Réhabilitation lourde d'une barre de bureaux des années 60. -48 500 m2 de planchers réalisés en vingt mois. -Sécurité et rationalisation des tâches répétitives.

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Construit il y a trente-cinq ans, l'immeuble qui accueille le nouveau siège de la Mutuelle générale de l'Education nationale (MGEN) ne répondait plus aux exigences actuelles. La sécurité incendie était à compléter suivant les règlements propres aux immeubles de grande hauteur (IGH). Obsolète, la climatisation était dépourvue de gestion technique. La distribution des locaux était également à revoir : démolition du hall et des cloisons à chaque étage ; aménagement de trémies sur toute la hauteur du bâtiment, soit dix-huit niveaux ; dépose des acrotères en béton ; et démolition par grignotage du plancher haut du seizième étage. En outre, la façade existante a été totalement démontée.

Typique de l'architecture des années 60, elle se caractérisait en effet par sa monotonie et son manque de relief. A l'opposé, la nouvelle façade en VEC (vitrage extérieur collé) possède une modénature complexe (vitrage clair, sérigraphie, aluminium, etc.). Elle est par ailleurs animée par trois oriels, un attique aux deux derniers étages et un belvédère sur la proue du bâtiment. Autant d'aménagements qui ont impliqué le sciage des allèges et poteaux de façade en béton armé. Outre l'importance des travaux - 48 500 m2 de planchers, 17 000 m2 de façades -, ce chantier se distingue par ses contraintes de site. « L'opération a été menée dans un contexte de copropriété complexe, explique Bernard Tailly, de Coteba Management. A droite du chantier, dans la même barre, se trouvent d'autres bureaux en activité. Une des façades est à l'aplomb d'un quai de la gare Montparnasse. Deux étages pris en sandwich entre la superstructure et les parkings accueillent des activités tertiaires de la SNCF. La copropriété comprend également 250 logements, à considérer notamment du point de vue du bruit occasionné par les camions. A noter, enfin, que les locaux techniques sont communs aux différents lots. »

A contexte exceptionnel, mesures exceptionnelles. Une convention est signée dès le départ entre la SNCF et le chantier pour fixer les règles du jeu. Dans les étages inférieurs, les démolitions au marteau piqueur sont autorisées dans trois plages horaires (7 h-8 h 30, 12 h-13 h et 17 h-20 h). D'autres contraintes horaires concernent les travaux sur les façades, ainsi que des opérations à tiroirs.

Division de l'opération en plusieurs chantiers

Pour gérer ces impératifs, l'opération est divisée en plusieurs chantiers homogènes. « Certaines zones arrivées au stade des finitions pouvaient en côtoyer d'autres encore au stade du gros oeuvre, explique Richard Douce, de Coteba. La planification et le dialogue ont donc revêtu une importance particulière sur ce chantier. » Il faut noter également les mesures prises pour prévenir les risques de chute, notamment du côté des quais SNCF : mise en place d'un filet triple maille au-dessus du quai ; limitation de la course du chariot de grue ; bavettes et filets sur les plates-formes élévatrices affectées à la dépose et à la repose des façades. A cela il faut ajouter les mesures spécifiques aux endroits où la démolition concernait des éléments de béton de plusieurs tonnes : consoles renforcées, parapets mobiles placés au plus près des blocs, calcul du centre de gravité. Pour ces éléments, une méthodologie très détaillée est mise en place. Ainsi, chaque élément est référencé et chaque tâche élémentaire, comme la pose d'étais ou d'élingues, est soumise à un contrôle écrit par le chef d'équipe.

De manière générale, sur ce chantier de grande envergure, les tâches répétitives ont fait l'objet d'études assez poussées, validées en début de travaux par une tête de série.

FICHE TECHNIQUE

Maître d'ouvrage : Mutuelle générale de l'Education nationale.

Maître d'ouvrage délégué : AMO 15.

Architecte : cabinet Jougleux et di Fiore.

Maître d'oeuvre d'exécution et OPC : Coteba Management.

Architecte d'intérieur : cabinet Grenot.

La manipulation d'éléments lourds à plus de 50 m de haut fait l'objet d'une méthodologie très détaillée.

20 000 m3 de déchets triés à la source

En avance sur les réglementations à venir, le chantier de la MGEN a opté pour le tri sélectif des déchets. Il ne s'agissait pas là de subir une loi de plus, mais bien de rationaliser au maximum des tâches répétitives. Ainsi, les façades sont non pas démolies, mais démontées par des ouvriers qualifiés du lot façades. De même, à l'intérieur, les distributions font plus l'objet d'une déconstruction que d'une démolition. Les matériaux sont triés à la source, seule façon de réussir ce type d'opération. Ils sont d'abord réunis par natures sur le lieu de la démolition : bois, acier, aluminium, verre clair et émaillé, laine de roche, matériaux inertes et divers. Ils sont ensuite évacués par autant de circuits (goulottes, monte-charge, etc.) et dans autant de bennes spécialisées. Si la gestion des bennes s'avère complexe, surtout sur un chantier dont l'emprise au sol est limitée, il faut signaler divers avantages qui poussent les responsables du chantier à conclure au succès. L'évacuation des déchets est facilitée par le tri, et la rationalisation des tâches va dans le sens de la sécurité. On constate par ailleurs une bonne motivation du personnel de dépose, pour qui l'accumulation de matériaux destinés au recyclage présente un attrait inconnu dans la démolition classique. Il faut évidemment ajouter les nombreux atouts environnementaux.

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SOMMAIRE - 4867 - REHABILITATION

Panne historique du moteur principal du bâtiment

Climatisation Un «plafond rayonnant froid» pour une tour de bureaux

Structure Un entrepôt transformé en logements

Structure Renforcement de poutres et de poteaux

Structure Rehausse de bureaux par pieux battus

Structure Surélévation de bâtiments HLM

Fondations Le «soil crete» au secours d'un musée

Electricité Sécurité pour la salle des marchés du Crédit lyonnais

Sols textile Décor personnalisé

Bétons Un chantier très diffus

Aménagement intérieur Un bâtiment militaire devient musée

Démarche séquentielle : nouvelle distribution des cartes

Un pont roulant provisoire pour acheminer des balcons

Isolation par l'extérieur pour rénover des logements

Une vêture avec enduit mince sur isolant

Des échanges informatisés pour une opération HLM

Un faux plafond à grandes trames

Mise en sécurité des installations électriques

Des règles de sécurité à respecter

Rénover les terrasses en aidant à la gestion de l'eau

Réfection de sol sans décapage mécanique

Sommaire dossier

Une croissance sans enthousiasme

REHABILITATION Les aides dans le parc privé

Façade Restauration à l'identique de la « Maison radieuse »

Transformation d'une usine en collège

Création d'un étage léger pour un cinéma converti en hôtel

Reprise en sous-oeuvre sur deux niveaux de sous-sol

Le Grand-Quevilly : six tours de quinze étages des années 70 totalement «relookées »

INFORMATIQUE Un outil d'évaluation pour la réhabilitation

Un hôtel trois étoiles climatisé au gaz

Protections d'urgence provisoires contre le saturnisme

Remplacer les canalisations en plomb

Reconstruire à l'identique un moulin brûlé

Mise en sécurité électrique pour des immeubles HLM

REHABILITATION La mise en sécurité des installations électriques

Des solutions pour renforcer les structures existantes

LOUIS-MARIE MICHON, ingénieur principal de l'entreprise Pradeau & Morin (Fougerolle) « Il faut identifier les descentes de charges »

JEROME STUBLER, directeur technique du groupe Freyssinet « Nous sommes des dermatologues du béton»

PETER TERRELL, gérant de l'ingénierie Terrell Rooke Associés « Il faut maîtriser les déformations »

Des fibres de carbone pour renforcer les structures

Renforcement d'un plancher en site occupé

Transformation d'un hangar en béton armé

Un plancher en bois composite

Des planchers mixtes connectés

Les bacs collaborants acier-béton

Menuiserie Escalier repliable

Vichy Centre de séjour

Transformations à petits prix

Détection précoce de la corrosion

Un connecteur de planchers mixtes bois béton

Sauvegarder les premiers ouvrages en béton

Les architectes à l'honneur

« Un contexte porteur pour la qualité architecturale des réhabilitations »

NIMES Place des Esclafidous

PARIS-20e Rues Alexandre- Dumas et de Terre-Neuve

AULNAY-SOUS-BOIS Cité des Merisiers

PARIS-16e Rue Félicien-David

LE BLANC-MESNIL Cité du 212

TOULOUSE Cité universitaire Daniel-Faucher

BAYONNE Rues d'Espagne et Lagréou

PARIS-19e Rue de Crimée

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