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Organisation : la réhabilitation d'une copropriété complexe

cyril pavie |  le 05/12/1997  |  ImmobilierGros œuvreProduits et matérielsSecond œuvreTravaux publics

Sommaire du dossier

  1. SOMMAIRE - 4867 - REHABILITATION
  2. Panne historique du moteur principal du bâtiment
  3. Climatisation Un «plafond rayonnant froid» pour une tour de bureaux
  4. Structure Un entrepôt transformé en logements
  5. Structure Renforcement de poutres et de poteaux
  6. Structure Rehausse de bureaux par pieux battus
  7. Structure Surélévation de bâtiments HLM
  8. Fondations Le «soil crete» au secours d'un musée
  9. Electricité Sécurité pour la salle des marchés du Crédit lyonnais
  10. Sols textile Décor personnalisé
  11. Bétons Un chantier très diffus
  12. Aménagement intérieur Un bâtiment militaire devient musée
  13. Démarche séquentielle : nouvelle distribution des cartes
  14. Un pont roulant provisoire pour acheminer des balcons
  15. Isolation par l'extérieur pour rénover des logements
  16. Une vêture avec enduit mince sur isolant
  17. Des échanges informatisés pour une opération HLM
  18. Un faux plafond à grandes trames
  19. Mise en sécurité des installations électriques
  20. Des règles de sécurité à respecter
  21. Organisation : la réhabilitation d'une copropriété complexe
  22. Rénover les terrasses en aidant à la gestion de l'eau
  23. Réfection de sol sans décapage mécanique
  24. Sommaire dossier
  25. Une croissance sans enthousiasme
  26. REHABILITATION Les aides dans le parc privé
  27. Façade Restauration à l'identique de la « Maison radieuse »
  28. Transformation d'une usine en collège
  29. Création d'un étage léger pour un cinéma converti en hôtel
  30. Reprise en sous-oeuvre sur deux niveaux de sous-sol
  31. Le Grand-Quevilly : six tours de quinze étages des années 70 totalement «relookées »
  32. INFORMATIQUE Un outil d'évaluation pour la réhabilitation
  33. Un hôtel trois étoiles climatisé au gaz
  34. Protections d'urgence provisoires contre le saturnisme
  35. Remplacer les canalisations en plomb
  36. Reconstruire à l'identique un moulin brûlé
  37. Mise en sécurité électrique pour des immeubles HLM
  38. REHABILITATION La mise en sécurité des installations électriques
  39. Des solutions pour renforcer les structures existantes
  40. LOUIS-MARIE MICHON, ingénieur principal de l'entreprise Pradeau & Morin (Fougerolle) « Il faut identifier les descentes de charges »
  41. JEROME STUBLER, directeur technique du groupe Freyssinet « Nous sommes des dermatologues du béton»
  42. PETER TERRELL, gérant de l'ingénierie Terrell Rooke Associés « Il faut maîtriser les déformations »
  43. Des fibres de carbone pour renforcer les structures
  44. Renforcement d'un plancher en site occupé
  45. Transformation d'un hangar en béton armé
  46. Un plancher en bois composite
  47. Des planchers mixtes connectés
  48. Les bacs collaborants acier-béton
  49. Menuiserie Escalier repliable
  50. Vichy Centre de séjour
  51. Transformations à petits prix
  52. Détection précoce de la corrosion
  53. Un connecteur de planchers mixtes bois béton
  54. Sauvegarder les premiers ouvrages en béton
  55. Les architectes à l'honneur
  56. « Un contexte porteur pour la qualité architecturale des réhabilitations »
  57. NIMES Place des Esclafidous
  58. PARIS-20e Rues Alexandre- Dumas et de Terre-Neuve
  59. AULNAY-SOUS-BOIS Cité des Merisiers
  60. PARIS-16e Rue Félicien-David
  61. LE BLANC-MESNIL Cité du 212
  62. TOULOUSE Cité universitaire Daniel-Faucher
  63. BAYONNE Rues d'Espagne et Lagréou
  64. PARIS-19e Rue de Crimée

-Réhabilitation lourde d'une barre de bureaux des années 60. -48 500 m2 de planchers réalisés en vingt mois. -Sécurité et rationalisation des tâches répétitives.

Construit il y a trente-cinq ans, l'immeuble qui accueille le nouveau siège de la Mutuelle générale de l'Education nationale (MGEN) ne répondait plus aux exigences actuelles. La sécurité incendie était à compléter suivant les règlements propres aux immeubles de grande hauteur (IGH). Obsolète, la climatisation était dépourvue de gestion technique. La distribution des locaux était également à revoir : démolition du hall et des cloisons à chaque étage ; aménagement de trémies sur toute la hauteur du bâtiment, soit dix-huit niveaux ; dépose des acrotères en béton ; et démolition par grignotage du plancher haut du seizième étage. En outre, la façade existante a été totalement démontée.

Typique de l'architecture des années 60, elle se caractérisait en effet par sa monotonie et son manque de relief. A l'opposé, la nouvelle façade en VEC (vitrage extérieur collé) possède une modénature complexe (vitrage clair, sérigraphie, aluminium, etc.). Elle est par ailleurs animée par trois oriels, un attique aux deux derniers étages et un belvédère sur la proue du bâtiment. Autant d'aménagements qui ont impliqué le sciage des allèges et poteaux de façade en béton armé. Outre l'importance des travaux - 48 500 m2 de planchers, 17 000 m2 de façades -, ce chantier se distingue par ses contraintes de site. « L'opération a été menée dans un contexte de copropriété complexe, explique Bernard Tailly, de Coteba Management. A droite du chantier, dans la même barre, se trouvent d'autres bureaux en activité. Une des façades est à l'aplomb d'un quai de la gare Montparnasse. Deux étages pris en sandwich entre la superstructure et les parkings accueillent des activités tertiaires de la SNCF. La copropriété comprend également 250 logements, à considérer notamment du point de vue du bruit occasionné par les camions. A noter, enfin, que les locaux techniques sont communs aux différents lots. »

A contexte exceptionnel, mesures exceptionnelles. Une convention est signée dès le départ entre la SNCF et le chantier pour fixer les règles du jeu. Dans les étages inférieurs, les démolitions au marteau piqueur sont autorisées dans trois plages horaires (7 h-8 h 30, 12 h-13 h et 17 h-20 h). D'autres contraintes horaires concernent les travaux sur les façades, ainsi que des opérations à tiroirs.

Division de l'opération en plusieurs chantiers

Pour gérer ces impératifs, l'opération est divisée en plusieurs chantiers homogènes. « Certaines zones arrivées au stade des finitions pouvaient en côtoyer d'autres encore au stade du gros oeuvre, explique Richard Douce, de Coteba. La planification et le dialogue ont donc revêtu une importance particulière sur ce chantier. » Il faut noter également les mesures prises pour prévenir les risques de chute, notamment du côté des quais SNCF : mise en place d'un filet triple maille au-dessus du quai ; limitation de la course du chariot de grue ; bavettes et filets sur les plates-formes élévatrices affectées à la dépose et à la repose des façades. A cela il faut ajouter les mesures spécifiques aux endroits où la démolition concernait des éléments de béton de plusieurs tonnes : consoles renforcées, parapets mobiles placés au plus près des blocs, calcul du centre de gravité. Pour ces éléments, une méthodologie très détaillée est mise en place. Ainsi, chaque élément est référencé et chaque tâche élémentaire, comme la pose d'étais ou d'élingues, est soumise à un contrôle écrit par le chef d'équipe.

De manière générale, sur ce chantier de grande envergure, les tâches répétitives ont fait l'objet d'études assez poussées, validées en début de travaux par une tête de série.

FICHE TECHNIQUE

Maître d'ouvrage : Mutuelle générale de l'Education nationale.

Maître d'ouvrage délégué : AMO 15.

Architecte : cabinet Jougleux et di Fiore.

Maître d'oeuvre d'exécution et OPC : Coteba Management.

Architecte d'intérieur : cabinet Grenot.

La manipulation d'éléments lourds à plus de 50 m de haut fait l'objet d'une méthodologie très détaillée.

20 000 m3 de déchets triés à la source

En avance sur les réglementations à venir, le chantier de la MGEN a opté pour le tri sélectif des déchets. Il ne s'agissait pas là de subir une loi de plus, mais bien de rationaliser au maximum des tâches répétitives. Ainsi, les façades sont non pas démolies, mais démontées par des ouvriers qualifiés du lot façades. De même, à l'intérieur, les distributions font plus l'objet d'une déconstruction que d'une démolition. Les matériaux sont triés à la source, seule façon de réussir ce type d'opération. Ils sont d'abord réunis par natures sur le lieu de la démolition : bois, acier, aluminium, verre clair et émaillé, laine de roche, matériaux inertes et divers. Ils sont ensuite évacués par autant de circuits (goulottes, monte-charge, etc.) et dans autant de bennes spécialisées. Si la gestion des bennes s'avère complexe, surtout sur un chantier dont l'emprise au sol est limitée, il faut signaler divers avantages qui poussent les responsables du chantier à conclure au succès. L'évacuation des déchets est facilitée par le tri, et la rationalisation des tâches va dans le sens de la sécurité. On constate par ailleurs une bonne motivation du personnel de dépose, pour qui l'accumulation de matériaux destinés au recyclage présente un attrait inconnu dans la démolition classique. Il faut évidemment ajouter les nombreux atouts environnementaux.

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